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Dieu, quand tu donnes du pain dur, tu donnes des dents solides ! (prière créole)
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 Ce n’est pas toujours facile de mettre des mots sur des concepts…

Autrement dit :

 

Addiction

Asservissement d'un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l'habitude par un usage plus ou moins répété (toxicomanie, alcoolisme, tabagisme, troubles alimentaires ou sexuels, relations aliénantes, jeux pathologiques, achats compulsifs,  délinquance).
Elles sont liées à divers facteurs : manque de repères (image paternelle floue, impuissante, parfois inexistante), relations avec les autres de mauvaise qualité, rivalités dans la fratrie, problème déjà présent chez les parents, manque de Dieu, d’idéaux.

 Voir la fiche : Les addictions

 

Ame

C’est le souffle intérieur, le mouvement intérieur de l’être, le lieu de nos pensées, de nos réactions, de nos émotions.
Le latin (anima, souffle, animation) en montre la dynamique, le grec  (psyché, vie) en souligne des réalités très concrètes pour nous : c’est la vie intérieure à laquelle s’intéressent les psychologues, psychothérapeutes et psychiatres, ainsi que les pasteurs.
La Bible parle de la vie psychique, ou animale (1Cor 15. 44 ; Jude v19), et caractérise quelques fois par ce mot une autonomie de l’homme qui le dessert : c’est la vie charnelle (ou du seul corps).

 Voir la fiche : Perspectives

 

Amour

L’amour n’est pas seulement le sentiment éprouvé pour quelqu’un, mais avant tout  :
- la mise en œuvre d’un projet donné par Dieu.
- un projet, un acte volontaire, réfléchi (1Jean 4.12)
- un acte qui se voit (1Co 13. 4-8)
L’amour de Dieu et l’amour de l’homme ne sont pas deux choses différentes.
Pour les croyants, la force de l’amour nous vient de Dieu (Romains 5. 5)
L’Esprit Saint nous conduit donc à penser juste à l’égard de l’autre, et de ce fait, à éprouver un sentiment juste. L’amour est donc le fruit de l’Esprit (Galates 5. 22) Sans lui, rien n’a vraiment de valeur (1Co 13. 3), il est éternel (1Co 13. 8).
Aimer, c’est aller vers l’autre, pour se connaître, se donner, éprouver un sentiment à son égard et cela nous donne une satisfaction profonde (gâteau) : « aimer c’est le gâteau, être aimé c’est la cerise sur le gâteau »
La cerise est bonne, la gâteau aussi, la cerise on ne l’a pas toujours, le gâteau oui, car il relève de notre responsabilité.
L’opposé de l’amour, c’est l’indifférence.

 Voir la fiche : L'amour

 

Angoisse

Souffrance psychologique très pénible, s’accompagnant de malaises physiques intenses et d’altérations du comportement.
"Angoisse" vient d'un mot latin qui veut dire "passage étroit", "resserrement" et qui traduit le fait d'avoir la gorge serrée, de mal respirer.
Elle est sans cause connue, et donc plus difficile à vivre que la phobie.
L’objectif est d’amener la personne angoissée :
- à considérer son angoisse comme un signal qui l'informe du danger qu’elle encourt à négliger des sujets importants de sa vie comme la solitude, la culpabilité, la révolte contre Dieu, les mauvais choix et les tempêtes de la vie
- à faire ce qui relève de sa responsabilité plutôt que d’accuser les autres, de rester dans le mensonge, l’orgueil.

 Voir la fiche : L'angoisse

 

Carences

Les carences sont des incompréhensions qui nous amènent à mal faire, ou des choses ignorées qui nous privent de paix et de joie. Statistiquement c’est la source principale de nos problèmes.
De nombreux signes peuvent faire penser à des carences : phobies, violence, anxiété, colère, culpabilité, dépendances, valeur propre diminuée, solitude, dépression, comportements alimentaires désordonnés, mécanismes de défense, maladies psychosomatiques, TOC.
Dieu dit qu’on est heureux de donner (Act 20:35), témoigner (Act 26:2), être pardonné (Rom 4:7), être libre (Rom 14:22), être seul (1Co 7:40), attendre le retour de JC (Tit 2:13), de souffrir (Jacq 1:12) , d’agir (Jacq 1:25).
Ne pas vivre ces promesses de Dieu et y être heureux met aussi en lumière nos carences.

 Voir la fiche : Repérage

 

Colère

Sentiment déclenché par la perception d’une situation dévalorisante ou menaçante pour soi ou les siens, à l’encontre de nos idées, de nos croyances, de nos valeurs, des objectifs que nous nous sommes fixés.
La colère marque un déficit de justice, et nous renseigne sur la réussite de nos buts.
Quand nos buts sont bloqués, par quelque chose ou par quelqu’un, l’opinion que nous avons de la situation fera que la colère montera ou non.
- elle est normale en présence du mal, ou quand nous sommes offensés, blessés, agressés et il est sain de la verbaliser.
- elle peut nous conduire à réexaminer la justesse de nos objectifs.
- elle ne doit pas nous conduire à pécher par esprit de vengeance, décision de faire mal à autrui en acte, en attitude ou en parole (Eph 4. 26).
- nous pouvons la remettre à Dieu juste juge (Jacq 4. 12), vengeur (Nah 1. 2)

 Voir la fiche : La colère

 

Conscience

Lien entre nos repères et nos actes, baromètre de nos perspectives. L’étymologie latine, « cum scio », montre la relation entre la conscience et le savoir , l’étymologie grecque, « sun eidesis »,  la relation au voir.

La conscience dépend donc de ce que nous savons, ou avons vu. Elle se manifeste par la culpabilité ou par la paix et la joie (Ro 14. 17).
Elle est malléable, changeante, comme le sont nos repères, et capable d’accuser comme d’excuser (Ro 2. 15).

 Voir la fiche : Se voir juste

 

Dépendance

Etat de quelqu’un excessivement en recherche de satisfaire un besoin, de manière répétée et obsessionnelle, en rapport avec une substance, une activité, une émotion, une relation, un objet, un milieu, un comportement (télévision, téléphone, café, alcool…), de manière consciente ou non, pour compenser une souffrance.

 Voir la fiche : L'examen de quelques réalités

 

Emotions ou sentiments

Trouble passager ou durable de notre être intérieur causé par un sentiment vif , positif ou négatif (peur, tristesse, frustration, plaisir, surprise, joie, paix…)
Certains disent que le sentiment est une émotion perçue, c'est-à-dire consciente : «  La sensibilité ouverte à ce qui est dans le présent est le sentiment, la sensibilité bousculée par l'expérience passée est l’émotion ». Distinguer les deux n’est pas utile.
Les émotions/sentiments sont présentes et reconnues dans la Bible, comme la colère (Eph 4. 26), la joie (Jean 15. 11), la tristesse (Marc 14. 34), la crainte (1Jean 4. 18), etc…
Elles sont montrées clairement chez le Seigneur Jésus, nous sommes donc appelés à les vivre.
« Nos émotions sont la fenêtre qui ouvre sur le contenu de nos pensées ». Elles sont la partie irrationnelle du langage, qui révèle notre pensée à l’autre mais aussi à nous-mêmes.
Dans l’image du jardin des pensées, les émotions sont les fruits, bons ou mauvais, des arbres que nous cultivons.
Nous pouvons ne pas subir nos émotions douloureuses mais les reconnaître comme utiles en comprenant  ce qu’elles véhiculent .
Vivre ses émotions, c’est donc :
- nous réjouir dans les émotions positives et en profiter pleinement
- accepter celles qui déstabilisent (honte, orgueil, jalousie…) parce qu’elles sont utiles
- chercher à comprendre ce qui nous arrive et  identifier la pensée à l’origine de l’émotion
- la reconnaître devant Dieu, l’abandonner si besoin et la remplacer par une pensée juste ou la mettre en œuvre pour Dieu, en estimant les choses comme Dieu
- trouver notre joie dans toute circonstance (Jacques 1. 2) et se donner le temps de retrouver une sérénité intérieure (période de deuil).

 Voir la fiche : Vivre ses émotions douloureuses

 

Esprit

Partie intime de notre être intérieur, de notre « moi » caché, invisible (Hébreux 4. 12) siège de la relation avec Dieu (hébreu : rouah, air ; grec : pneuma, air) (Prov 20. 27).
C’est le souffle initial de Dieu dans l’homme, qui donne la vie, qui rend l’homme animé (Gen 2. 7).
L’esprit de l’homme est sans relation à Dieu depuis la naissance (Eph 2. 1), depuis que le premier homme, Adam s’est éloigné de Dieu par la désobéissance.
A la nouvelle naissance, cette relation est restaurée et  l’esprit de l’homme, éclairé, conduit et fortifié par le Saint-Esprit qui vient habiter en lui (1 Cor 6.19 - Rom 8.9),  peut entrer dans les choses de Dieu (Rom 8.16 - Gal 4.6) 

 Voir la fiche : Perspectives

 

Image de soi

C’est l’opinion que l’on a de son identité qui se construit dès le ventre de la mère (Luc 1. 44), puis tout au long du développement.
Pour une bonne image de soi, règle des 4  « a » :
- affection : l’amour de Dieu est manifesté (Rom 5. 8)
- attention : Dieu nous connaît personnellement (Ac 17. 30)
- acceptation : Dieu nous tient dans sa main, même quand il nous discipline (Heb 12. 7)
- affirmation : Dieu nous appelle à vivre dans la liberté (Gal 5. 1)

Une mauvaise image de nous-mêmes est un handicap que nous nous infligeons et se manifeste de différentes manières :
- suralimentation, dépendances, timidité, stress, solitude, agressivité, mauvaise image de Dieu
- dans nos pensées, elle se nourrit d’idées négatives, de souvenirs douloureux (échecs, traumatismes), de comparaison, de jugement, de critiques
- dans notre comportement par le contrôle des autres, le geste qui attire l’attention, la critique, la fuite…
Revenir à une bonne image de soi, c’est rester ouvert : apprendre à se connaître dans une intimité sincère et recevoir le regard de l’autre comme une indication fraternelle.

 Voir la fiche : Mon identité

 

Joie

Emotion agréable et profonde créée par une cause particulière et liée au prix que nous attribuons à cette cause.
Les mots hébreux traduits par joie sont « gil » (sauter, bondir de joie), « simkhah » (briller). Les termes grecs correspondants « agalliasis » et « chara » désignent une joie intense. « Chara » est de la même famille que « charis » : la grâce. La joie est donc fille de la grâce.
La joie est le thème principal de l’épître aux Philipiens qui relie joie et prix accordé : à la prière (1. 4), à notre mission (1.18), aux personnes (1.25), à des perspectives claires et une cohérence dans l’action (2.2), à ce que Dieu donne (2.17 et 18), à des nouvelles rassurantes (2.28), à la mise en œuvre des capacités que Dieu nous donne (2.29), à l’idée de ce que ferait le Seigneur à notre place (3.1), au fruit de nos bonnes œuvres (4.1), à la persévérance (4.4).
Avoir de la joie n’est pas « automatique » dans la vie chrétienne puisqu’elle dépend de notre estimation des choses.
Il en va de notre responsabilité, de notre bonheur, et de celui de Dieu notre Père qui se réjouit avec nous de notre prospérité intérieure.
La joie est  un fruit de l’esprit (Gal 5. 22) et elle est liée à l’accomplissement de la volonté de Dieu, bonne, agréable et parfaite (Ro 12. 2).

 Voir la fiche : Trouver la joie

 

Justification

Acte par lequel le Dieu saint déclare que le pécheur croyant est devenu juste, parce que Jésus-Christ a porté son péché quand il était sur la croix, ayant été « fait justice » en sa faveur. (1Co 1.30).
Être juste aux yeux de Dieu est un privilège qui nous permet de connaître la paix et la joie (Ro 14. 17). C’est une richesse extraordinaire, souvent ignorée hélas !

 Voir la fiche : Se voir juste

 

Paix

Emotion agréable et profonde qui est, avec la joie, un des piliers de notre bonheur.
L’épître aux Romains nous montre que la paix est un sentiment de plénitude qui résulte du fait que je peux me tenir devant Dieu avec l’assurance que tout contentieux est définitivement réglé.
Le contraire de la paix est la colère.

 Voir la fiche : Perspectives

 

Pardon

 

Il y a besoin de pardon dans la mesure où il y a offense. Trois personnes peuvent être concernées : l’offensé, l’offenseur et Dieu.

Dieu , juste juge peut offir le pardon (parce que Christ a payé pour celui qui croit), mais Il ne tient pas le coupable pour innocent (celui qui n'a pas encore mis sa confiance dans l'oeuvre de la croix pour être justifié) .

Quand on est offenseur, le pardon comporte plusieurs phases :
1- juger le mal, c’est  la repentance. …
2- le confesser à Dieu et à l'offensé : l’origine grecque « homologueo » montre que nous sommes d’accord sur ce que Dieu dit  et que nous l’homologuons dans nos pensées, que nous reconnaissons la blessure de l'offensé.
3- recevoir le pardon de Dieu (parce que Christ a payé) et de l'offensé (s'il veut bien l'accorder) :« afiemi », litt. lancer loin la faute (Mat 9. 2), « ilastomai », couvrir la faute (Luc 18. 13), « epikalupto », couvrir (Rom 4. 7), « charidzomai », apporter la grâce (Eph 4. 32)
4- la réconciliation, qui n’est possible qu’après réception du pardon de l’offensé 

Quand on est offensé, le pardon comporte plusieurs phases:
1- remettre sa cause entre les mains de Dieu, juste juge.
2- prendre la décision de pardonner.
3- aller vers l'offenseur pour lui dire: "j'ai été blessé dans telle circonstance"
4- attendre la reconnaissance de la responsabilité et la demande d e pardon de l'offenseur pour que la réconciliation soit possible. 

L'octroi et la demande de pardon libère du ressentiment, permet de retrouver la communion avec Dieu et avec les frères et donc la joie.

Il libère l’action du Saint-Esprit en l'offenseur et en l'offensé. 

 Voir la fiche : Le pardon

 

Pensées

La pensée est le point d’ancrage de notre être, le lieu de la réflexion, de la compréhension, du raisonnement, mais aussi du doute, que nous avons à vivre par la foi.
Mots grecs traduisant différentes réalités de la pensée :
- phroneo, penser, établir (phren, diaphragme) (Phil 3. 15)
- enthumeomai, penser, ruminer, réfléchir (Hébreux 4. 12)
- noeo, comprendre, supposer, faire attention (Romains 12. 2)
- loguidzomai, raisonner:(Romains 3. 28)
- dokeo, estimer : (Actes 15. 28)
- suneidesis, conscience (2Co 1. 12)
Hormis nous-mêmes, ont accès à nos pensées :
- Dieu : il nous parle et sait ce que nous pensons (Psaume 7. 9)
- les anges, les démons : ils nous parlent, mais ne savent pas ce que nous pensons (Ap 2. 23, Dieu seul sonde)
On peut comparer le lieu de nos pensées à un jardin où poussent des arbres qui produisent des fruits (émotions). De bonnes pensées (selon Dieu) alimentent les bons arbres qui produisent de bons fruits.
D‘où l’importance d’un travail sur nos pensées pour remuer la terre (Jér 1. 10 et 4. 4 Mat 13. 22), planter de bonnes plantes (Phil 4 . 8-9), arroser (Eph 5. 25), désherber et semer (Galates 6. 7-9),
Il faut aussi du temps : quand on a arraché un arbre disgracieux, il faut le temps qu’un autre le remplace (Gal 6. 9), et ne pas cultiver de regrets quant au passé.
« Ma personnalité, c’est la photo du jardin de mes pensées ».

 Voir la fiche : Les pensées et la conscience

 

Perfection

La perfection de l’enfant de Dieu est d’être ce que Dieu l’appelle à être à un moment donné : enfant, adulte… « Notre perfection : être en marche vers le but dans la sainteté »
Le même mot grec « telos » est traduit par « fait » ou « parfait », ou « accompli » ou « consommé ».
Nous sommes parfaits en Christ (Phil 3. 15), en règle avec Dieu, réconcilié avec lui par l’œuvre de Jésus-Christ (2Co 5. 18). Dieu nous appelle à agir avec Lui (Eph 2. 8-10) et il nous donne les capacités pour cela (2 Cor 3. 6)
Nous avons à vivre cette perfection (Matthieu 5. 48) dans notre conscience (1Tim 1. 5), dans notre capacité à discerner le bien du mal (He 5. 14) et dans notre action de rejeter le mal et choisir le bien  (Esaïe 7. 16, 1Pi 1. 22)
Y contribuent : le travail du Seigneur en nous (Eph 4. 13-14), les Ecritures saintes (Col 1. 25-28), notre implication (Matthieu 5. 48) et le regard du Seigneur (1Cor 4. 4)
La perfection est un don de Dieu, on peut donc dire que « être parfait n’est pas un titre de gloire ».

 Voir la fiche : La perfection

 

Peur

Emotion d’anticipation, sentiment d’inquiétude face à une situation que je pressens comme pouvant être dangereuse.
- elle est utile quand elle me conduit à me protéger de dangers réels
- elle est négative quand elle résulte d’une mauvaise appréciation du danger, ou de mes capacités  à y faire face
Dans le second cas, je me sens anxieux, timoré, dévalorisé, désorienté, confus, craintif, fourbe, défensif, émotif, faible, effrayé, coupable, harcelé, démuni, troublé, inhibé, agité, perdu, nerveux, paniqué, pessimiste, chancelant, plein d’appréhension, tendu, angoissé, timide, incertain, coincé

La peur me renseigne sur la valeur que je m’accorde. (j’estime mon but incertain)
Avoir peur de quelqu’un ou d’une circonstance, c’est penser qu’on est pas capable de lui faire face, c’est ne pas s’aimer. « L’amour parfait chasse la crainte », (1Jn 4. 18)
L’opposé de la peur, sentiment d’insuffisance, est l’amour.

 Voir la fiche : Vivre ses émotions douloureuses

 

Phobies

Ce sont des craintes, des peurs focalisées (je n’aurai peur qu’en présence de…araignées, microbes, lieux clos, obscurité…) , des peurs secrètes.
Au niveau physique, elles déclenchent des poussées d’adrénaline. Le cœur bat plus vite, les muscles sont tendus, les forces sont « décuplées ». Le phobique a peur, panique, a des malaises. En général, il compte sur des personnes ou des objets pour se protéger (médecin, garde du corps, voisin, amulette…), ou il fuit.
Les phobies ont leur origine dans l’enfance.
Elles se forment lors d’une mauvaise interprétation d’un événement, de la proximité et de l’identification à un mauvais modèle, de l’association d’un événement à un état psychologique, de stress, qui affaiblit nos ressources.

 Voir la fiche : L'examen de quelques réalités

 

Prospérité

La prospérité de l’être intérieur est un chemin produisant en nous des réalités concrètes : la justice, la paix, la joie, la connaissance, le plaisir, accessibles, et sans cesse renouvelés, même dans notre combat spirituel.
Dieu est bienheureux (1Tim 1.11), pense (Es 55.8), communique (Héb 1. 1), ne cesse d’aimer (1Jean 4.8), a du plaisir (Ge 2.1, Mat 3.17) et il a, en Jésus, des émotions : colère, compassion, angoisse, tristesse...
C’est ce chemin que Dieu nous propose : de vivre la prospérité dans notre être intérieur, dans l’intimité de la famille, dans la proximité de l’église, dans les confrontations de l’activité professionnelle et dans les loisirs.
Pour vivre la prospérité et pas des émotions douloureuses, il est important :
- d’avoir une pensée juste : nous sommes faits pour créer et contrôler ce que nous créons
- de véhiculer l’amour dans la vérité
- d’agir, étant placé par l’œuvre de Jésus dans la proximité bienheureuse de Dieu
Le mandat de Dieu pour l’homme concerne l’être (repentance et foi : Act 20.21)  et le faire (fructifiez et assujettissez : Gen 1.28).
Les actes justes, selon Dieu, font l’utilité de notre vie ; l’amour qu’ils portent nous mettent en sécurité. Ces deux aspects contribuent à la manifestation de la valeur que nous avons en Dieu.

 Voir les fiches : Perspectives, Un modèle biblique

 

Souffrance

Etat prolongé de douleur physique ou morale, causé par :
- le manque de continuité : maladie, mort, obstacles au déroulement d’une vie idéale
- l’origine supposée des choses : pourquoi cette épreuve ? pourquoi moi ? que veut Dieu ?
- les conséquences de nos actes, du regard que nous avons sur nous-mêmes, quand il n’est pas en accord avec celui de Dieu
La souffrance fait partie de la vie du chrétien, et l’épreuve sert à manifester notre foi (1Pi 1. 7), expérimenter la communion avec Dieu (1Pi 2. 21-23), être heureux dans l’action utile (1Pi 3. 14), réfléchir à son sens (1Pi 4. 15), être patient  (1Pi 5. 10).
N’oublions jamais que « Dieu est souverain, Dieu est juste, Dieu est bon »
Ceci dit, il est important de saisir les points essentiels de la foi chrétienne (l’amour de Dieu, notre identité )  pour pouvoir  « vivre la souffrance sans souffrance ajoutée »
La souffrance est un indicateur utile, il ne faut pas la redouter. Mettre un nom dessus aide à séparer ce qui, dans la souffrance, relève de ma responsabilité de ce qui est permis par Dieu : « la douleur que tu ressens est un indicateur du chemin que tu as à faire »
Si j’ai un regard qui n’est pas juste sur ma souffrance, je peux  le changer (enlever le couteau de mes blessures) pour laisser cicatriser et combler mes carences pour avancer.

 Voir les fiches : Préambule, Jésus-Christ face à sa propre souffrance, Jésus face a la souffrance de l’individu

 

 
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