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J'ai entendu qu'il faut éviter de trop se plaindre. On souffre quand on ne connaît pas Dieu mais on souffre aussi quand on connaît Dieu. Alors faut-il accepter de souffrir sans se plaindre ? Est-ce ainsi qu'on doit vivre ?
Prenons une image. Les ténèbres, c'est l'absence de lumière. Pour éclairer quelque part, qui aura l'idée d'enlever des ténèbres ? Personne. Pour éclairer, on apporte de la lumière. Se plaindre, c'est en quelque sorte vouloir "enlever des ténèbres", c'est vouloir se débarrasser de ce qui fait souffrir.
Ce qui nous est proposé, c'est de voir les choses comme Dieu les voit. On est sorti d'Egypte, on passe par des moments difficiles, par des déserts, mais Dieu nous a promis qu'il nous ferait rentrer dans quelque chose de bon. Alors, ce que je suis en train de traverser de douloureux, je le regarde comme un instrument dans la main de Dieu. Ce faisant, j'apporte la lumière sur ce qui fait mal, je ne suis pas en train d'enlever ce qui fait mal.
Dire "j'ai mal", c'est objectif, ce n'est pas se plaindre. Nous n'avons pas à ignorer la douleur. Ce que nous vivons est difficile, on est tous d'accord. Mais nous marchons dans quelque chose qui est très fort, très important. Ici, là, il y a obstacles, douleurs, impasses, contrariétés, peur, jalousie... D'accord ! Allons-y, avançons. Nous savons que c'est pour la bonne cause. Si Dieu est souverain, alors ce que je suis en train de vivre a son sens, a sa réalité en lui. Je sais que Dieu va l'utiliser pour lui et pour moi. Je ne le regarde pas de mauvaise manière. Je le regarde sans le nier, je le vis, avec Dieu. Mais je ne dis pas "Oh là là !" C'est décourageant de s'entendre dire "Oh là là ! Je n'y arriverai pas !" Il faut regarder les choses difficiles et dire : "J'y vais. C'est difficile, mais moi, je vais arriver à faire ce que Dieu me demande."
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