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Souffrance et œuvres Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
J'ai entendu : il faut faire pour connaître. Dans notre histoire, il y a des "faire" avec lesquels on se débat. Quand on devient chrétien, c'est par la foi et on nous répète que ce n'est pas par nos œuvres. Ensuite on est souvent trop dans le faire avec Dieu et il est difficile de rester ancré dans l'amour de Dieu qu'on reçoit par grâce. Et maintenant, j'entends qu'il faut faire pour connaître.

Qu'est-ce qu'on fait de tout ça ?

"C'est par la grâce que vous êtes sauvés" signifie-t-il que, pour être sauvé, on n'a rien à faire ? Croire, c'est faire! Jean 6:28-29 :"Les Juifs lui dirent donc : Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? Jésus répondit et leur dit : C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé." On a donc bien quelque chose à faire. Dieu ne nous appelle pas à être paresseux ; il nous appelle à entrer dans son œuvre, à collaborer à son œuvre.

Quelqu'un qui est devenu enfant de Dieu, qui est sous la discipline de Dieu, n'est plus une créature de Dieu sous la condamnation, sous la colère de Dieu. La colère de Dieu s'exprime toujours mais de manière différente. Avant elle s'exprimait en justice ; maintenant elle s'exprime en éducation.

Pour la nouvelle naissance, il me semble qu'il y a une double porte à franchir, celle de la repentance et de la foi (cf. par exemple Actes 20:21). Quand on se réalise condamné, on se repent. Quand on se réalise sauvé, on croit. Passer par cette double porte est une action dans laquelle on est personnellement engagé.

Ensuite, il y a toutes les œuvres que Dieu a préparées à l'avance afin que nous marchions en elles, qui ne participent pas à notre salut. Ces choses que nous faisons nous montrent que nous sommes capables de les faire. C'est ça, pratiquer pour savoir. Par exemple, je vais pardonner, et en pardonnant, je me rends compte que mon pardon n'est pas total, qu'il me reste des choses. Autrement dit, je fais, et je me rends compte que je n'ai pas fait aussi bien que je le pourrais. Alors je le refais une deuxième fois avec quelqu'un d'autre, je pardonne. J'ai pris en compte l'expérience de la première fois mais la deuxième me révèle autre chose, etc. C'est comme quand on apprend un travail particulier : on le fait plus ou moins bien et plus on le fait, plus on sait en quoi il consiste exactement. Quand on marche dans les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l'avance, on a l'impression qu'on ne rend service qu'à Dieu, mais on se rend aussi service à nous-mêmes parce que c'est ainsi qu'on rentre dans ce savoir que Dieu veut nous transmettre.

 
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