Flash player est nécessaire pour visualiser l'animation

Ne juges pas chaque jour à la récolte que tu fais, mais aux graines que tu sèmes. ( RL Stevenson)
Advertisement
Je veux m'en sortir !
Menu principal
Bienvenue
Près de vous
Perspectives
Galerie
Autrement dit
Sons
& Lumières
Carterie
Pour aller plus loin
Cours bibliques
Ressourcement
- - - - - - - - - - - - -
Blog
News
Chat
Services rendus
Liens
Livre d'or
Abonnement newsletter
Identification





Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Les 10 derniers articles
Syndication

Fil RSS - News

Fil RSS - Blog


Trouver la joie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LES BASES DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
8- Trouver la joie

 

Introduction

« Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit accomplie » (Jn 15. 11). La parole du Seigneur en nous est donc destinée, entre autres, à produire de la joie, et le Seigneur précise bien « ma joie en vous ». C’est donc SA joie ! La joie est une émotion agréable et profonde, liée à une cause particulière, comme par exemple au fait d’avoir un bon ami. Les apôtres, eux aussi, bien qu’ils aient eu à vivre des temps de persécution, d’incompréhension et de souffrances diverses, savent bien que les paroles du Seigneur donnent de la joie. « Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie » (1Jn 1. 4)

Décrire la joie n’est pas nécessaire ! Nous savons tous plus ou moins ce qu’elle est. L’important pour nous est de savoir comment l’obtenir, et d’éviter ce qui la gâche.

 

La joie en nous

Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu'il te donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre.
                       [Maître Eckhart]
Un signe de la présence divine : « Mais le fruit de l'Esprit est l'amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté… » (Ga 5. 22)

Un état souhaité par Dieu : « Tu ne seras que joyeux » (De 16. 15)

Le produit d’un acte volontaire : « Vous avez accepté avec joie l'enlèvement de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents » (Heb 10. 34)

Un état variable : « Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle » (Heb 12. 11)

La manifestation de ce que je pense : « Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie » (1Jn 1. 4)

La contribution fraternelle : « J'espère aller vers vous et vous parler bouche à bouche, afin que notre joie soit accomplie » (2Jn 1. 12)

Que ma joie demeure ! : « Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie… » (Jude 1. 24)

Une réalité intérieure et extérieure : bondir, crier, tressaillir, rayonner…

Une recherche continuelle : « Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie » (Jn 16. 24)

Une joie dans la dépendance à Dieu : « Réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux » (Lc 10. 20)

La joie dans l’action : « Jésus, …, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix et a méprisé la honte » (He 12. 2)

La joie dans l’attente : « Etant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie » (Col 1. 13)

Une promesse certaine : « Personne ne vous ôte votre joie » (Jn 16. 22)

Un avant-goût de l’éternité : « Réjouissons-nous et tressaillons de joie, et donnons-lui gloire; car les noces de l'Agneau sont venues; et sa femme s'est préparée » (Ap 19. 7)

 

Des obstacles à la joie

La présence : « Obéissez à vos conducteurs et soyez soumis, car ils veillent pour vos âmes, comme ayant à rendre compte; afin qu'ils fassent cela avec joie, et non en gémissant, car cela ne vous serait pas profitable » (Heb 13. 17)

L’absence : « lequel, quoique vous ne l'avez pas vu, vous aimez; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d'une joie ineffable et glorieuse » (1Pe 1. 8)

 

Questions

Peut-on se forcer à être joyeux ?

Un chrétien triste est-il un triste chrétien ?

Être joyeux, cela ne dépend-il pas du caractère ?

Peut-on être aidé, de médicaments, de palliatifs (sport, passions, drogue…) ?

Que dire de ceux qui disent être joyeux alors qu’ils sont tristes ?

Y a-t-il un personnage biblique spécifiquement joyeux ?

Quelle différence y a-t-il entre une joie avec Dieu et une joie sans Dieu ? Comment sait-on que la joie vient de Dieu ?

 

Paul écrit aux Philippiens

Quand l’apôtre Paul écrit aux Philippiens, il est en prison, à Rome, en instance de jugement. Il avait voulu se rendre à Rome pour servir le Seigneur, et il se retrouve en prison ! De plus, certains chrétiens qui se trouvaient à Rome étaient ouvertement contre lui.
Pour obtenir la joie, notons :

  • Le prix accordé à la prière : « Dans chacune de mes supplications, faisant toujours des supplications pour vous tous, avec joie » (Phi 1. 4). Il exprime en premier lieu le prix qu’il accorde à la prière. Il sait que son Dieu est là, qu’il l’entend, il connaît l’importance de la prière et de l’effet qu’elle produit sur les personnes concernées.
  • La résolution : « Soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé, et en cela je me réjouis et aussi je me réjouirai» (Phi 1. 18). Paul a décidé en lui-même de n’attacher d’importance qu’à sa mission, faire connaître le message puissant et libérateur de l’évangile.
  • Le prix accordé aux personnes : « Et ayant cette confiance, je sais que je demeurerai et que je resterai avec vous tous pour l'avancement et la joie de votre foi » (Phi 1. 25). On est souvent fixé sur les choses, sur les circonstances, les obstacles ou le plaisir plus que sur les personnes. Pourtant, ce sont les personnes qui ont une valeur, et une valeur éternelle.
  • Des perspectives claires et une cohérence dans l’action : « Rendez ma joie accomplie en ceci que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d'un même sentiment, pensant à une seule et même chose » (Phi 2. 2). Paul sait ce qu’il doit faire, et il le fait. Il nous manque peut-être l’un ou l’autre de ces deux choses.
  • Le profit de ce que Dieu donne : Posséder quelque chose en dehors de ce que Dieu nous donne est une illusion. « Même si je sers d’aspersion pour le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous » (Phi 2. 17) Paul le considère jusqu’au bout même quand il parle de sa vie. Il ne cherche pas à retenir ce qu’il ne lui appartient pas de retenir. Il peut, de fait, trouver de la joie dans l’obéissance et la communion réalisée avec le Seigneur. « Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous en avec moi » (Phi 2. 18) Paul peut exhorter ceux qu’il aime à en faire autant parce qu’il le vit.
  • Des nouvelles rassurantes : « Je l'ai donc envoyé avec d'autant plus d'empressement, afin qu'en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j'aie moins de tristesse » (Phi 2. 28) Certaines circonstances sont permises par Dieu pour un temps. Epaphrodite, un « collègue » de Paul avait été gravement malade, et les Philippiens en avaient été très abattus. Paul était responsable de leur communiquer ces nouvelles, qui ont un effet positif sur eux, et sur lui.
  • La mise en œuvre des capacités que Dieu nous donne : « Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes » (Phi 2. 29) Toute sorte de joie ! Ce n’est peut-être pas naturel chez nous de penser qu’il y a plusieurs sortes de joie de Dieu à notre disposition, pour la joie de nos frères et sœurs.
  • L’idée de ce que ferait le Seigneur à notre place : « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur » (Phi 3. 1). C’est penser en premier lieu à ce qui compte le plus pour le Seigneur, établir des priorités, comme, par exemple, la certitude d’être dans la main du Seigneur, pour le temps et pour l’éternité ! Paul continue en précisant : « Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde à la concision » : des personnes ou des attitudes qui sont une menace pour le maintien de la joie en nous.
  • Le fruit de nos bonnes œuvres : « Ainsi donc, mes frères bien-aimés et ardemment désirés, ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, bien-aimés » (Phi 4. 1) « Or je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que maintenant enfin vous avez fait revivre votre pensée pour moi, quoique vous y ayez bien aussi pensé, mais l'occasion vous manquait » (Phi 4. 10)
  • La persévérance : « Réjouissez-vous dans le Seigneur, encore une fois, je vous le dirai : réjouissez-vous » (Phi 4. 4). Il semble donc que ce n’est pas « automatique » de trouver sa joie dans la vie chrétienne. Paul prend la précaution de se répéter. Il en va de notre responsabilité, de notre bonheur, et de celui de Dieu notre Père qui se réjouit avec nous de notre prospérité intérieure.

 

Conclusion

Il n’y a pas d’enjeu théologique capital dans cette lettre adressée aux Philippiens, mais l’expression du vécu commun entre Paul et ceux qu’il connaît, un projet missionnaire et une histoire. Ailleurs, Paul parle de la mission qui lui a été confiée (Romains), de sa vocation (Galates) ou de ses difficultés (Corinthiens). Là, il expose avec simplicité ce qu’il vit et la joie qui en découle. Cette joie est le produit :

  • d’une relation personnelle avec Dieu, régulière et entretenue : « dans le Seigneur »
  • d’une pensée précise et conséquente : « rendez ma joie accomplie en ceci… »
  • d’une attitude régulière et positivement juste : « encore une fois, je vous le dirai »

Et… quand il n’y a pas de joie, pensons à en chercher la cause.

 

 
< Précédent   Suivant >

Bienvenue
Appel Espérance - Res. l'Ile Verte, Bât. A - 2 allée des Amandiers - 13090 Aix en Provence - Tél : 09 51 76 83 45
Copyright © 2012 Appel Espérance - Tous droits réservés - Conception et réalisation : SFX Création