LES BASES DE L’ÊTRE INTÉRIEUR 6bis- Se voir juste IntroductionSe savoir juste est essentiel. Se considérer comme juste, pourtant, n’est pas toujours vécu par les enfants de Dieu. Ils sont, sur ce point, trompés par l’ennemi, appelé “l’accusateur des frères” (Ap 12. 10), quand ils s’estiment accusés par Dieu alors qu’il ne le fait pas, ou repris, de manière confuse par leur conscience. Nous avons en nous des indicateurs qui s’appellent tristesse, anxiété (qui montrent en nous une attente imprécise du jugement de Dieu sur nous), indécision, culpabilité, fébrilité (qui révèlent que nous ne sommes pas certain de faire juste, de plaire à Dieu ). Si l’apôtre Paul a montré par la lettre aux Romains comment l’évangile est puissance de Dieu en salut à quiconque croit parce que la justice de Dieu y est révélée (Ro 1. 17) et qu’Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus (Ro 8. 1), il écrit aux Galates pour leur reprocher de passer à un évangile différent, qui n’en est pas un autre (Ga 1. 6), et de croire que l’homme est justifié sur le principe des œuvres de loi (Ga 2. 16). Les Galates avaient donc des problèmes pour vivre la justice de Dieu. Ils ne se voyaient pas justes malgré l’œuvre de Dieu en Jésus-Christ, à laquelle ils croyaient. Nous sommes en danger d’être comme eux. L’état de notre conscience • Purifiée (Hébreux 9. 14) • Demandée pure (1 Pi 3. 21) • Bonne (Actes 23. 1) • Pure (1 Timothée 3. 9) • Sans reproche (Actes 24. 16) • Témoin par l’esprit (Ro 2. 15 ; 9. 1) • Non chargée (1Corinthiens 4. 4) • Non jugée par autrui (1Co 10. 29) • Faible (1Corinthiens 8. 7) • Cautérisée (1 Timothée 4. 2) La conscienceL’apôtre Paul nous montre implicitement comment il vit de manière pratique ce qu’il dit en Ac 24. 16 : « Je m’exerce à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » et en 1Co 4. 4 : « Je n’ai rien sur la conscience, mais par là, je ne suis pas justifié ; mais celui qui me juge, c’est le Seigneur ». Il se voit juste devant Dieu, et agit en conséquence.Il raconte sa conversion ( « quand il plut à Dieu de révéler son Fils en moi », ch1. 16), ses choix ( « je ne pris pas conseil ni de la chair ni du sang », ch1. 17), montre sa délicatesse de conscience (« de-vant Dieu, je ne mens point », ch1. 20), son appel, (quand il se rend à Jérusalem « selon une révélation », ch2. 2). Les problèmes des Galates • Les faits : « Vous passez promptement de celui qui vous a appelé par la grâce de Christ à un évangile différent qui n’en est pas un autre » (1. 6) • Leur recherche : « En cherchant à être justifié en Christ, si nous avons été trouvés pécheurs, Christ est donc ministre de péché » (2. 17) • Leur condition : - « Ensorcelés » (3. 1) - « Insensés » (3. 2) - « Asservis » (4. 9) • Liberté surveillée : « des faux-frères, furtivement introduits, qui s’étaient insinués pour épier la liberté que nous avons dans le Christ Jésus» (2. 4) • Manque de cohérence : « Avant que quelques uns fussent venus, il mangeait… quand ceux-là furent venus, il se reti-ra…» (2. 12, 14) • Comportement sectaire : « il se sépara lui-même, craignant ceux de la circoncision » (2. 12) • Dissimulation et obligation : « les autres juifs aussi usèrent de dissimulation avec lui, de sorte que Barnabas même fut entraîné avec eux par leur dissimulation » (2. 13) Il montre son attitude intérieure par la stratégie qu’il choisit ( « Je leur exposai l’évangile dans le particulier », ch2. 3), sa lucidité concernant ceux auxquels il était confronté (« les faux-frères furtivement introduits qui s’étaient insinués pour épier la liberté en Christ, afin de réduire à la servitude » ch2. 5). Sa conscience est un lien entre ses repères et ses actes, le baromètre de ses perspectives. L’étymologie latine, « cum scio », montre la relation entre la conscience et le savoir , l’étymologie grecque, « sun eidesis », la relation au voir. La conscience dépend donc de ce que nous savons, ou avons vu. Elle se manifeste par la culpabilité ou… par la paix et la joie (Ro 14. 17). Elle est malléable, changeante, comme le sont nos repères, et capable d’accuser comme d’excuser (Ro 2. 15). Comme Paul, l’état de notre conscience est variable. Où en sommes-nous ? Comment avoir une conscience pure ? Et une bonne conscience ? Si nous ne savons pas répondre à ces questions, nous ne pouvons pas espérer connaître la paix et la joie dans l’Esprit Saint. Une conscience « sans reproche » s’acquiert en se tenant devant Dieu chaque jour et étant nourri par lui, puis en confessant ce qui ne va pas dans notre vie. Le rôle de la loi La question, pour les Galates était de savoir que faire de la loi de Moïse, et de ses 613 commandements contraignants. Voici comment Paul leur répond. La Loi a été donnée pour révéler les exigences de Dieu et mettre en évidence les transgressions. (Ga 3. 19) Avant la Loi, les hommes faisaient le mal, mais le péché ne leur était pas imputé comme tel. La Loi étant venue, elle excite encore plus leurs convoitises par l'attrait du fruit défendu, sans communiquer de force pour accomplir le bien (3. 11-25). Mais elle réalise les promesses de Dieu (3. 21). Ayant convaincu les hommes de leurs transgressions, la Loi les condamne tous à la mort et au jugement (3.10-22) L'action de la Loi n'est que temporaire: elle dure jusqu'à la venue de la postérité d'Abraham (Christ, 3. 16, 19), jusqu'à ce que la foi puisse s'exercer (3. 23). La Loi a donc été « comme un pédagogue pour nous conduire à Christ » (v.24). La Loi, en nous « renfermant sous le péché », ne nous a laissé qu'une issue: nous réfugier par la foi en Christ le Sauveur, qui a porté toute cette malédiction à notre place (3. 11-13, 24). Maintenant, nous ne sommes plus conduits par le pédagogue (v. 25). ayant été comme mis à mort quant à la Loi, nous sommes désormais conduits par Jésus-Christ qui nous a ressuscités avec lui. Nous avons le privilège d'être non sous la Loi, mais sous sa grâce. Etant régénéré par la présence de Christ en nous, nous pouvons désormais librement et joyeusement accomplir par l'Esprit ce que commandait la Loi. Le fils devenu majeur accomplit volontairement ce qu'il faisait précédemment par crainte du pédagogue; et même s'il y manque, l'affaire se règle directement entre son Père et lui, et n'est plus du ressort du pédagogue (4. 1-10). Mais trouver la liberté est difficile. Affranchi de la Loi, le chrétien ne tombe évidemment pas dans la licence: il demeure soumis à l'éternelle loi de l'amour, seule garantie de sa liberté et de celle des autres (5.13-14), porté par l'Esprit (5. 18, 22-23).
ComportementsPaul oppose vigoureusement le véritable évangile à « l'autre », la révélation de Dieu aux raisonnements, la grâce à la Loi, la foi aux oeuvres, la liberté à la servitude, la nouvelle alliance à l'ancienne, la marche par l'Esprit à la vie selon la chair et le fruit de l'Esprit aux oeuvres de la chair.Les Galates pratiquaient la liberté surveillée (2. 4), Pierre, le manque de cohérence (2. 12) et les comportements sectaires qui en découlent : crainte des autres et dissimulation, alors que leur motivation première était d’être justes. Paul les qualifie d’ensorcelés (3. 1), d’insensés (3. 2) et ne comprend pas chez eux ce retour à l’asservissement (4. 9). Paul leur demande de Formes de propre justice • J’ai la meilleure Bible, assemblée, famille, doctrine… • C’est le dimanche qu’il faut se réunir et pas un autre jour • Je critique • Je ne mange pas de cela bien se tenir (5. 1), ne pas être ligoté par l’obligation d’accomplir toute la loi (5. 3) ni de se justifier (5. 4) d’attendre l’espérance de la justice (5. 5), parce que seule a de la valeur « la foi opérante par l’amour » (5. 6) « marcher par l’esprit » (5. 16) avoir condamné la démarche légale de se justifier : « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair et ses passions » (5. 24). se relever quand il y a chute (6. 1) aider les autres avec précaution (6. 1-2) rechercher l’instruction pour cela , car celui qui sème récolte… (6. 7)
ConclusionAvoir une belle apparence, éviter la persécution (6. 12), se glorifier dans l’autre, sa connaissance, ses actes, sa notoriété (6. 13) est un piège. A nous de nous glorifier (…) dans la croix de Jésus-Christ, gardant notre regard sur l’important : la nouvelle création en Christ, ce que sont les enfants de Dieu (6. 15). Courage, marcher selon cette règle apporte la paix (6. 16). Se voir parfait concerne nos actes, se voir juste concerne notre être. Pour bien faire, il vaut mieux être ce que Dieu a fait de nous, non ?
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