ACCEPTER
Mot très vaste qui contient tant de significations que je me limiterai aux deux qui s’adressent à ceux qui croient en la main de Dieu dans leur vie et à ceux qui n’y pensent pas.
Accepter ce qui est agréable Ce qui me fait du bien, ce que je trouve presque normal, que j’aurais tendance à oublier que c’est une faveur de Dieu et que d’autres n’ont pas. *** Accepter mon confort matériel : qu’il soit modeste ou somptueux, on s’y habitue si facilement que le spectacle des démunis emplit de compassion, bien sûr, mais s’oublie assez vite ! Sommes-nous sûrs de ne pouvoir rien faire ? *** Accepter de n’être pas seuls, d’avoir une famille affectueuse, qui « marche bien », dont les enfants réussissent ; des amis sympathiques sur lesquels on peut compter, avec lesquels on a des rencontres très agréables ; suffisamment de relations pour n’avoir que peu souvent un sentiment de solitude. Pensons-nous aux personnes seules, désemparées, repliées sur elles-mêmes par le manque d’attention des autres ? *** Accepter d’avoir une bonne santé, de pouvoir dire avec une certaine fierté : « moi, je ne suis presque jamais malade », d’en profiter pour sortir, travailler, se promener, faire tout ce que dois faire pour me sentir « bien dans ma peau ». Croyons-nous que cette bonne santé est le résultat de notre hygiène de vie et que les autres devraient nous imiter ? *** Accepter si facilement LE SALUT : « merci, seigneur de m’avoir sauvé ! », le remercier, c’est évident ! s’en réjouir, c’est certain, le mettre en pratique dans sa vie, c’est parfait ! MAIS nous ne sommes pas des privilégiés qui conservons précieusement pour nous cette immense faveur de notre Dieu comme un cadeau personnel ! Nous avons le devoir d’apporter aux autres ce que nous avons reçu gratuitement !
Accepter ce qui me fait mal Là, c’est différent ! Sans se poser de questions, sans avoir de révoltes, sans se comparer à ceux qui me paraissent ne jamais avoir de soucis (le savez-vous ?), accepter de la main de Dieu ce qu’il m’enlève, il m’a donné, il reprend, renoncer à ce qui faisait ma joie, sans amertume, sans rancœur, est-ce possible ?
*** Accepter l’épreuve. Elle n’arrive pas qu’aux autres ! Un jour ou l’autre, seuls ou en famille, elle s’abat sur nous ! Les épreuves ! Il y en a tant dans la vie ! Maladie, situation perdue, querelles dans la famille, entre époux, avec les enfants, divorces, que sais-je ! Et alors que faire ? Où trouver des ressources pour affronter ces chocs, ces drames quelquefois ? Ne cherchons pas en nous : Dieu est là ! Le soutien, le consolateur, le seul recours ! Changera-t-il nos circonstances ? Seul, Lui peut le dire ! Mais pour pouvoir accepter, il faut avoir en Lui une confiance entière, savoir que ses promesses sont définitives, son appui assuré, il faut en être pleinement convaincu, renoncer même à ce que l’on trouverait juste, et alors seulement sa paix, cette paix que seul lui peut donner, viendra remplir notre cœur et notre âme.
Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant ; Il n'aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert ; Dans l'année de la sécheresse, il n'a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit. Jérémie17. 7-8
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