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23- Le rejet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
23.- Le rejet

 

Introduction

Du rejet,  résultent diverses situations et attitudes qui peuvent être aussi bien réelles que le fruit d’une mauvaise compréhension/interprétation de notre part face aux événements que nous rencontrons. Quelles qu’en soient les circonstances, ses conséquences provoquent en nous de multiples souffrances et réactions.

Dans la Bible, nous pouvons trouver de nombreux exemples de personnages qui l’ont subi mais également des promesses et enseignements de Dieu sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour recevoir son aide et sa paix, et afin de se réapproprier la valeur que nous avons aux yeux de Dieu.


Conséquences principales du rejet :
- rébellion
- colère
- amertume
- culpabilité
- infériorité
- image dévalorisée de soi-même
- fuite dans le travail, alcool, drogue…
- jugement porté sur autrui
- les phobies
- le manque d’espoir/ dépression
- l’agressivité
- l’endurcissement
- le manque de confiance
- l’esprit de compétition
- la jalousie
- le perfectionnisme
- le repli sur soi

Définition

Action de rejeter, de refuser ; son résultat : l’abandon
Attitude de refus envers quelqu’un, un groupe, quelque chose : exclusion


Des synonymes 

Etre abandonné, éjecté, refusé, exclu, écarté, repoussé, non-désiré

 

Des exemples 

  • Je me sens rejeté de ce groupe. Les gens ne manifestent aucune ouverture à l'égard des nouveaux arrivés.
  • Il m'a quitté subitement après vingt ans de vie commune. Je me sens rejeté comme un déchet.
  • Je crains le rejet si je donne mon opinion devant cette assemblée.

 

Ma réaction face au rejet

On n'éprouve pas du rejet. On le subit et on éprouve des émotions à ce sujet. La gamme d'émotions déclenchées par le rejet est vaste et d'intensité diverse, mais il s'agit toujours d'émotions pénibles.

Parfois le rejet est réel, comme dans l'exemple 2. Non seulement je suis triste de la rupture, mais la manière qu'il a eue de me quitter me donne l'impression que je suis moins que rien à ses yeux. Il est même possible que je remette en question ma propre valeur.

Parfois le rejet est inféré, comme dans l'exemple 1. Je me dis rejeté parce que je suis mal accueilli et que mon inclusion n'est pas facilitée. Je considère la passivité des autres à mon égard comme un rejet.

Si, selon ma conception de la vie, les autres sont tenus de me faciliter l'existence, j'interpréterai automatiquement une attitude de non-coopération comme une fin de non recevoir ou comme un rejet. Si au contraire, je conçois que c'est à moi de faire ma place, les autres n'ayant aucune responsabilité par rapport à ma satisfaction dans la vie, cette attitude me paraîtra acceptable, même si elle m'est désagréable.

Parfois le rejet est appréhendé. Par exemple 3, je m'attends à être frappée d'ostracisme pour avoir dérangé la majorité de l'assemblée par mes propos.

Quelle que soit la situation, l'émotion que j'éprouve m'informe de l'importance des personnes de qui je crois subir le rejet. Ce sont des personnes à qui j'attribue un pouvoir quelconque, celui, par exemple, de m'apprécier. Ce sont des personnes dont le regard sur moi influencera mon sentiment de valeur ou encore, des gens que j'aime et avec qui je souhaiterais avoir un lien ou une intimité. En fait, la réaction au rejet est particulièrement instructive de deux points de vue:

Mon degré de sensibilité au rejet indique combien je m'assume.

Ma sensibilité au rejet révèle la responsabilité que je confère aux autres dans ma satisfaction.

Ainsi, si je crains souvent d'être rejeté ou si je m'empêche d'agir par crainte du rejet, c'est le signe que j'ai encore du travail à faire pour m'assumer devant les autres.

Si je vois du rejet dès que les gens ne se proposent pas pour prendre mes besoins en charge, c'est le signe que je leur laisse la responsabilité de ma satisfaction.
Enfin, s'il m'arrive souvent d'être réellement rejeté, il y a lieu de me questionner sur les moyens que j'utilise pour avoir un tel impact sur les autres.

La racine du rejet entraîne un constant réajustement de nos paramètres. Cette hantise produit des « maniaques » attelés sans répit à la tâche, perpétuellement insatisfaits de leurs prestations. Le perfectionniste se voudrait parfait, ne s'autorise pas la plus petite erreur, partant du principe que  s'il n'y avait plus aucune raison de le critiquer  il pourrait éviter la douleur du rejet !

 

Des exemples bibliques 

Parmi les personnages, nous pouvons citer :

          Gédéon appartenait à la moins considérée de toutes les tribus d’Israël (Juges 6 v 15) alors que Dieu le considère comme un vaillant héros (Juges 6 v 12)

          Jacob pensait n’être qu’un voleur, un trompeur et escroc devant la haine de son frère (Genèse 27 v 41). Il  s’estime trop petit face à la vengeance de son frère (v 10). Mais Dieu l’appelle Israël « vainqueur ou prince de Dieu» (Genèse 32 v 28)

         Joseph est rejeté par ses frères (Genèse 37)

         Moïse est handicapé et ne se sent pas à la hauteur de l’appel de Dieu (Exode 3  v 10-11) ; alors que Dieu l’a choisi et l’accompagne afin de révéler sa toute puissance à travers lui (4 v 12)

          Une femme considérée impure par les autres en raison de pertes de sang incessantes pour lesquelles elle n’a reçu aucune guérison malgré le fait qu’elle a consulté de nombreux médecins (Marc 5 v 25-34), est appelée « ma fille » par Jésus.

          Jésus a été le plus rejeté de tous les hommes, de toute la création. Dès qu'il est dans le ventre de sa mère, Joseph veut la renvoyer. Jésus n'est pas né depuis huit jours que le roi du pays, qu'Il est venu sauver, veut le tuer. Il doit fuir en Egypte. Jésus a été rejeté par toute la caste religieuse de l'époque, ceux qui avaient reçu l'Ecriture, qui en étaient les gardiens, qui connaissaient toutes les prophéties concernant le Messie mais qui avaient tellement peur de perdre leur petit pouvoir religieux qu'ils cherchaient tout le temps Jésus pour le coincer et le tuer. Quel rejet ! Plus tard, c'est le peuple tout entier qui va rejeter Jésus .
Jésus va être rejeté par Dieu, et cela, aucun homme au monde ne l'a jamais vécu. Lui qui a créé l'univers, cet univers fait «par Lui et pour Lui». Jésus, au moment où Il subit ses souffrances dit : «Père pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font» (Luc 23/34) et surtout : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné ?» (Marc 15/34). Il a été abandonné parce que, sur la croix, Il a porté toutes les souffrances du monde, tous les péchés du monde.

 

Conclusion

 

Les gens ont été créés et programmés pour être aimés et acceptés. Aussi, lorsqu'ils sont abusés et maltraités, ressentent ils une colère intérieure qui s'exprime sous forme de révolte.
Jésus est le seul qui peut nous comprendre et nous en guérir, car tout au long  de sa vie il a été confronté au rejet.

Face au rejet, la Bible prescrit des remèdes :

  • Matthieu 10 v 11-14 : « Secouez la poussière de vos sandales » autrement dit n’en faites pas l’objet de votre méditation quotidienne
  • Luc 19 v 14 « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » v 6 mais Zachée le reçu avec joie. Lorsque quelqu’un nous rejette, il y a forcément une personne qui saura reconnaître notre vraie valeur
  • Esaïe 43 v 4 : comprenez que vous avez de la valeur devant Dieu. Une personne qui vous rejette est une personne qui ne sait pas discerner, apprécier votre valeur. Prétendre le contraire équivaudrait à dire que Dieu vous a mal façonné (Psaume 139)
  • Philippiens 1 v 6 : Laissez Dieu vous construire. Il croit en vous et n’investit pas dans une valeur dans laquelle il ne croit pas.
  • 1 Pierre 2 v 23 : s'il persiste de la rancune et de la haine pour ceux qui nous ont fait du mal il faut remettre à Dieu cette injustice pour être dans la paix

 

 
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