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Dieu nous a tout donné, mais nous n’avons pas tout pris ! (Corrie Ten Boom)
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13- L'instruction des épitres Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
13- L'instruction des épitres

 

Introduction

Comme répondant à l’Ancien Testament, le message du Nouveau Testament appelle aussi l’individu à la prospérité intérieure. Que ce soit dans les Évangiles, dans les Actes des apôtres, les épîtres ou dans l’Apocalypse, la parole de Dieu est porteuse de « justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » (Romains 14. 17). Si les évangiles nous présentent Jésus-Christ, comme Messie (Matthieu), comme serviteur (Marc), comme homme (Luc) et comme Dieu (Jean) en nous appelant au bonheur (Mathieu 5. 3-12), si l’Apocalypse nous présente Jésus-Christ comme la parole de Dieu, qui va venir juger et établir son règne, en appelant la terre habitée à la repentance (Apocalypse 9. 20), les épîtres, ou lettres, elles, nous présentent de diverses manières le plan de Dieu pour l’homme : être rendu juste, capable de collaborer pour Dieu dans son œuvre.

 

L’épître aux Romains: la paix par la justice de Dieu

« La justice de Dieu y est révélée sur le principe de la foi pour la foi » (Romains 1. 17). Après avoir démontré la culpabilité universelle (ch1-3. 20), la justice de Dieu est « manifestée envers tous et sur tous ceux qui croient » (3. 22), le sang versé de Jésus-Christ étant pleinement suffisant pour effacer les fautes. Puis l’œuvre de Jésus-Christ est présentée comme entièrement libératrice, du péché en nous (Romains 6. 6), et de la loi qui nous condamnait (Romains 7. 4), de sorte que « l’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8. 16), capables de connaître la volonté de Dieu (12. 1-2), et de la mettre en pratique : c’est la liberté chrétienne (ch 14).
Si nous rencontrons Dieu demain, nous considèrerons-nous comme justes ? Si ce n’est pas le cas, il y a en nous aujourd’hui culpabilité, peur, colère, des sentiments peu compatibles avec la paix…

 

Les deux épîtres aux Corinthiens

Elles abordent des sujets variés, qui touchent aux relations entre les chrétiens :

La joie
Ce thème est développé dans l’épître aux Philippiens. Paul s’en fait le hérault. Il est pourtant en prison, et montre ainsi qu’il est toujours possible de se réjouir, c’est-à-dire de d’accorder son véritable prix aux circonstances, comme étant dans la main de Dieu et le servant.

Le combat spirituel
C’est le thème de l’épître aux Éphésiens. Où sommes-nous, qui sont nos adversaires, comment leur résister et combattre pour la victoire ? Le propos de Dieu est de « réunir en un en Christ les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre » (Eph 1. 10), de réunir le visible et l’invisible. Si le visible est pour nous du domaine de l’évidence, nous avons du mal à fixer nos yeux sur les choses qui ne se voient pas. Cette carence nous est fort préjudiciable : elle nous fait méconnaître une partie importante de nous-mêmes.
L’épître aux Colossiens nous appelle, à «demeurer parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu» (4. 12).Ce qui nous apporte la satisfaction !

  • Suivre Jésus-Christ et non pas un homme (1Co 1-4)
  • La discipline de l’Église (1Co 5)
  • Des questions concernant le corps, les viandes sacrifiées aux idoles, l’autonomie du serviteur de Dieu quant à l’Église (1Co 6-10)
  • Des principes qui régissent la vie de l’Église : la place de l’homme et de la femme en rapport avec l’autorité, la Cène, la vie collective, l’amour et les dons spirituels (1Co 11-14)
  • La résurrection de Jésus-Christ, fondement de la foi (1Co 15)
  • Les rapports de Paul avec les Corinthiens (2Corinthiens)

 

L’épître aux Galates

Si Romains nous montre comment être juste devant Dieu, Galates montre comment se voir juste et les risques importants de dérapage dus à l’usage de la liberté! L’erreur des Galates était de croire que leurs œuvres participaient à leur justice, de sorte qu’ils contraignaient les chrétiens à suivre des rites qui avaient eu leur valeur jusqu’à la venue de Jésus, le sauveur. Ils n’étaient pas dans la vraie liberté (5. 13) et devaient en ressentir les effets.

 

L’épître aux Hébreux

Comme celle aux Galates, elle montre le risque de ne pas s’attacher à « ce qu’il y a de mieux », c’est-à-dire Jésus-Christ, sa personne et son œuvre. Mais elle est fondamentale, démontrant qu’il nous faut vivre de foi (10. 38)
Les Hébreux avaient des difficultés à donner une juste valeur aux rites qui leur avaient été enseignés. Ils accordaient trop d’importance

Les bonnes œuvres
C’est le message de Jacques, le frère du Seigneur. Il ne suffit pas en effet de savoir et de croire ce que Dieu dit, bien que cela nous apporte le salut, mais il nous faut le mettre en pra-tique. En effet, si nous ne le pratiquons pas, cela pourrait bien être la preuve que nous ne le croyons pas…

  • Aux anges, qui étaient les messagers divins, jusqu’au parfait messager, Jésus-Christ (ch1)
  • A Moïse, comme chef sur la maison de Dieu, jusqu’à Jésus-Christ, comme Fils (ch3)
  • A Aaron, comme sacrificateur, jusqu’à Jésus-Christ, qui « demeure éternellement, et qui a la sacrificature qui ne se transmet pas. De là vient qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux » (He 7. 25)
  • A leur appartenance au peuple d’Israël, peuple élu, dont les privilèges sont d’avoir reçu la loi. Il leur est rappelé à ce titre que : « Nous sommes sa maison si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout la confiance et la gloire de l’espérance » (He 3. 4)
  • Au sabbat, qui préfigure le repos à venir (He 4. 3)
  • A la valeur des actes répétés : « Avançons vers l’état d’hommes parfaits, ne posant pas de nouveau le fondement de la repentance des œuvres mortes » (He 6. 1)

Le retour de Jésus-Christ
C’est le thème des deux épîtres aux Thessaloniciens. Ces habitants de la Macédoine avaient besoin de pré-cision concernant cet événement. En effet, ils le considéraient comme imminent, et de fait, plusieurs avaient arrêté de travailler… La première épître montre la venue de Jésus-Christ pour « prendre son église ». Celle-ci, l’ensemble des enfants de Dieu sauvés par la foi, en dehors de toute considération de dénomination, ira à la rencontre de Jésus dans les airs (1Thess 4. 17). Puis après un certain temps, Jésus reviendra comme Messie, sur la terre, pour le règne de mille ans, sur Israël et les nations, avec l’Église (2Thess1. 10)
Le retour de Jésus-Christ est l’aboutissement des plans de Dieu pour  nous, le début d’une vie nou-velle, avec des corps glorifiés.
Comment nous trouvera-t-il à sa venue ?

Questions

Quel mot clef donner à chaque épître ?

Avez-vous lu la Bible entièrement ?

Certaines de vos souffrances viennent peut-être d’une vérité non connue, ou bien d’une désobéissance à cette vérité. Cela vous interpelle-t-il ?

 

Les épîtres pastorales

Adressées à des personnes (Timothée, Tite, Philémon), elles sont encourageantes et constructives. Les deux épîtres à Timothée sont fondamentales en ce qu’elle parlent de la foi (la garder 1-1. 19 ; la ranimer 2-1. 5-6)
Timothée était jeune, et tôt placé dans un cadre de responsabilités dans l’Église d’Éphèse. Il lui fallait donc des recommandations particulières, concernant :

  • Ce qui est essentiel, « l’évangile de la gloire du Dieu bienheureux » (1Ti 1)
  • Les activités essentielles : la prière, l’enseignement (1Ti 2)
  • La réalité de l’autorité (1Ti 3)
  • La véritable piété face aux déviations (1Ti 4)
  • Le rapport aux autres, dans l’Église, dans la famille, dans le travail (1Ti 5-6)
  • Le retour à une foi sincère, après un éloignement (2Ti)

Tite avait été placé en Crète  pour organiser l’église qui s’y trouvait. Il fallait qu’il mette de l’ordre dans son fonctionnement, dans l’enseignement, dans les activités, pour qu’ils soient les premiers dans les bonnes œuvres.
Philémon était le propriétaire d’un esclave, Onésime, qui s’était enfui et réfugié auprès de l’Apôtre Paul. Celui-ci en informe Philémon et le prie de rendre la liberté à Onésime. Voici donc pour nous des indications qui concernent la vie sociale.

 

La souffrance est un thème propre à la première lettre de Pierre. Il en montre une raison, la manifestation de notre foi, une manière de la vivre, celle du Seigneur, et celle qui nous caractérise en tant que chrétien, à cause de l’opprobre lié à ce nom pour un peu de temps, encore.
Jean
, lui, nous parle d’amour et de lumière, les caractères de Dieu, visibles dans les hommes. Il nous appelle à « aimer dans la vérité ».
Jude
nous écrit pour que nous « combattions pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints » (3).
Pierre, dans sa deuxième épître, nous enjoint à nourrir notre foi : "joignez à votre foi la vertu et à la vertu la connaissance et à la connaissance la tempérance et à la tempérance la patience et à la patience la piété et à la piété l'affection fraternelle et à l'affection fraternelle l'amour" (2 PIerre 1.5-7)

En résumé:

5 épîtres qui traitent du fondement de la foi :
1 Timothée : garder la foi ;
2 Timothée : ranimer la foi ;
Hébreux : vivre de foi ;
2 Pierre : nourrir la foi ;
Jude : combattre pour la foi.
8 épîtres nous parlent de vivre :
Romains : la paix (12x) par la justice ;
Galates : la liberté (7x) qui donne le plaisir ;
Philippiens : la joie (10x) qui vient du prix accordé à ;
Colossiens : la perfection et la plénitude (6x)  qui procurent la satisfaction ;
1 Pierre : obéir (6x) même dans la souffrance (12x) donne la sérénité ;
1, 2, 3 Jean : nous enjoint à aimer (42x) et demeurer (26x) dans l’amour (21x) et la vérité (20x+1x vrai).
8 épîtres nous parlent  d’action :
Tite d’ordre ;
1,2 Corinthiens de relations chrétiennes ;
Ephésiens de combat spirituel ;
1Thessaloniciens de l’attente du retour du Seigneur pour l’enlèvement des croyants; 2 Thessaloniciens pour le règne de 1000 ans ;
Philémon de vie sociale ;
Jacques d’œuvres.
 

Conclusion

« Si quelqu’un enseigne autrement et ne se range pas à de saines paroles, savoir à celles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, ne sachant rien, mais ayant la maladie des questions et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les paroles injurieuses, les mauvais soupçons, les vaines disputes d’hommes corrompus dans leur entendement, et privés de la vérité. » (1Timothée 6. 3-5) « Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, aimez-vous ardemment » (1Pierre 1. 22).

C’est par la connaissance de ce qui est juste, les paroles du Seigneur Jésus, que nous serons réellement libres et prospères.

 

 
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