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La sexualité est à la fois l’outil de la coupure et l’outil des retrouvailles
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11- Masculin et féminin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
11- Masculin et féminin

 

La création de l’homme hermaphrodite, puis coupé en deux par la colère des dieux, telle qu’elle est présentée dans « le Banquet » de Platon, par exemple, est intellectuellement intéressante, mais ne correspond pas au message biblique.

Introduction

La place de la femme et de l'homme dans notre société est l’objet de nombreuses polémiques. Il est même difficile de dire comment nos spécialistes la définissent, tant les discours sont différents. On comprend bien la difficulté d’une telle approche. Il est difficile d’aborder ce sujet sans tomber

  • soit dans la description de ce qui existe (sociétés matriarcales, modèles parentaux, sexuels…), arbitraire, bien qu’intéressante,
  • soit dans des considérations d’ordre religieux non acceptées par tous parce qu’arbitraires, aussi.

C’est pourtant ce second choix que nous nous proposons, parce nous croyons que la Bible est Parole de Dieu, seul livre qui révèle comment Dieu justifie le pécheur. Ce point de vue, à ce titre n’est pas arbitraire, mais réaliste. De nombreux problèmes trouvent leur origine dans les différences mal vécues entre homme et femme.

 

Ce qu’en dit la Bible

« Dieu crée LES créa mâle et femelle » (Ge 1. 27). « L’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et ils seront une seule chair » (Ge 2. 24). « Ton désir sera tourné vers ton mari, et lui dominera sur toi » (Ge 3. 16)

  • Mâle, zakar, de l’hébreu, souvenir, proclamation. Serait-ce le souvenir de Dieu, la visibilité de Dieu, ou l’appel de Dieu vers l’homme à se souvenir de lui, ou encore l’évocation de la responsabilité de l’homme ?
  • Femelle, nekvah, de l’hébreu, perforation. La femme reçoit, accueille.
  • Aide, ezer, de l’hébreu, secours (« Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide qui lui corresponde » Ge 2. 18). L’homme a besoin d’être secouru, la femme est un secours efficace. Aucun n’est complet, les deux se complètent.

La Genèse 

Elle présente l’homme et la femme différents, complémentaires, et bien sûr, égaux en valeur.

  • La femme est séduite par le serpent, l’homme est séduit par la femme. Les deux sont séduits, mais pas de la même manière ! Peut-on retenir qu’Eve est séduite par un discours, et Adam, par une beauté ? Ce n’est pas écrit, mais vraisemblable. La femme est sensible à ce qu’elle entend, et à l’homme, à ce qu’il voit. A chacun d’en tenir compte, et de ne pas tomber dans le piège de sa spécificité.
  • La sentence pour la femme concerne ses grossesses, son désir et sa soumission (Ge 3. 16). C’est le lieu de sa fragilité, mais aussi de sa prospérité. Elle mettra ses qualités au service de Dieu en accueillant la vie, (c’est ce qu’elle désire faire), au sens propre comme au figuré et en lui donnant la possibilité de se développer.
  • La sentence pour l’homme concerne son travail : pénible et peu fructueux. C’est le lieu de sa fragilité mais aussi de sa spécificité : il est fait pour créer des projets et les porter.

Les Proverbes 

Ils présentent la femme comme

  • Pouvant être dépourvue de sens (11. 22)
  • Ayant la querelle facile (19. 13 ; 21. 9 ; 21. 19 ; 25. 24 ; 27. 15)
  • Ayant capacité à bâtir la maison (14. 1 ; 31)

et l’homme comme pouvant être :

  • Violent (3. 31 ; 15. 18 ; 16. 29 ; 22. 24)
  • Pervers (6. 12 ; 28. 6)
  • Paresseux (24. 30)
  • Ivre (26. 9)
  • Dans l’intégrité, la droiture, la sagesse et la ressource dans la crainte de Dieu.

Le Nouveau Testament

  • Le mari est invité à aimer sa femme « comme le Christ a aimé l’Église, et a donné sa vie pour elle » (Eph 5. 25). Pourquoi ? Est-ce lié à sa masculinité (moins de sensibilité que la femme) ou à sa fonction (qui l’amènerait au despotisme) ?
  • Dieu confie une autorité au mari, non pas le pouvoir d’asservir, mais le devoir de servir (Mt 20.26)
  • L’épouse est invitée à être soumise à son mari comme au Seigneur. Elle reconnaît son mari comme responsable devant Dieu du projet qui leur est commun, elle l’assiste, elle le reprend, si besoin. Le texte biblique ne dit pas : « Maris soumettez vos épouses ».

 

Questions embarrassantes

Si on demandait à votre femme : « Votre mari vous aime-t-il ? »,  est-ce que cela vous gênerait ?

Pouvez-vous donner trois caractéristiques de votre conjoint ? Si non,  qu’est-ce que cela montre chez vous ?

Y a-t-il des choses qui vous agacent chez les personnes du sexe opposé ? Qu’est-ce que cela révèle chez vous ?

 

Le langage du corps

Le corps a ses membres, apparents et cachés (1Co 12. 23). Parmi eux, notons :

Le typiquement féminin,
c’est la beauté, qui a sa place dans le langage divin, non comme instrument de séduction mais comme lieu de l’amour et de l’harmonie ; l’enfantement des projets ; une sensibilité particulière, nécessaire pour comprendre les gens, les circonstances, Dieu…
Le typiquement masculin,
c’est la force, la résistance à la charge, le comportement mo-teur, l’esprit de synthèse dans les projets.
A chacun de trouver sa place, de comprendre l’autre et de sa-voir collaborer.

  • Le visage (litt la manifestation de soi) : dire que la beauté est un attribut féminin est une évidence, même si ce n’est pas facile à démontrer. L’expression féminine est pourvue de finesse, de douceur, d’harmonie. On apprécie dans le visage masculin la détermination, la puissance, la résistance (les marques des coups), la capacité à diriger, à subir. Voilà qui suggère des rôles et des comportements.
  • La chevelure : elle est féminine, par essence. « La nature ne nous enseigne-t-elle pas que si un homme a une longue chevelure, c’est un déshonneur pour lui  ?» (1Co 11. 14) Effectivement, la calvitie est liée à la virilité et à ses hormones… Le mot grec pour chevelure, « komé », vient de « prendre soin »
  • Les épaules (litt lever, porter) : elles parlent de charges, de responsabilité, de puissance. Le canon masculin est marqué par les hanches étroites et les épaules larges, celles-ci étant agrandies par la musculation. Voici donc la capacité donnée par Dieu à l’homme de porter des charges (1Co 11. 3), d’avoir des responsabilités, familiales, ecclésiales, sociales, plus qu’à la femme. L’homme a un centre de gravité plus haut ; il est donc moins stable que la femme, mais il compense par sa force.
  • Les hanches (litt côté, douceur) : elles parlent de l’enfantement. La femme accueille la semence et lui donne l’accroissement. De même, le rôle féminin d’accouchement d’un projet est déterminant.
  • Le sexe : notons la rapidité de réaction masculine, due à sa sensibilité, essentiellement centrée sur le sexe. A l’inverse, la femme est sensible sur tout le corps. Il en est peut-être de même dans l’être intérieur, l’homme étant rapide et réactif sur les grandes lignes (synthèse), et la femme sensible à tout (analyse).
  • Les comportements : la femme se donne, l’homme prend femme. (Prov 30. 19)

 

Les lieux de tension

Le sens des paroles : une femme attache généralement plus d’importance aux paroles qu’un homme. Il faut donc laisser suffisamment « de temps au temps » pour que l’homme révèle les sentiments véritables de son cœur. Un long tête-à-tête pourra être équivoque pour la femme, alors qu’il n’y aura pas d’ambiguïté chez l’homme. La femme aura besoin de répéter les choses, pas l’homme.

Le sens des gestes : un geste considéré comme une simple marque d’amitié par une femme peut-être perçu par un homme avec des connotations sexuelles.

Dans l’éternité : le masculin et le féminin perdurera-t-il ? Certains pensent que oui, au vu de la réponse du Seigneur aux saducéens : « Dans la résurrection, on ne se marie pas et on ne se donne pas en mariage, mais on est comme les anges du ciel » (Marc 12. 22). D’autres pensent, au vu du même passage qu’il n’y aura pas de mariage après la résurrection, mais que cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de mariés ! Le « on est comme les anges » ne veut pas dire non plus qu’on est comme eux au sens strict. Les anges n’ont pas de corps propre. Ils sont des esprits (He 1. 14)

Sans pouvoir conclure, attendons de voir !

 

Le rôle du père

L’expression  « la maison de mon père » évoque le clan, la descendance, les coutumes, la puissance, la responsabilité.

Le père apporte la force, l’autorité, la sécurité, l’épaule solide et motrice (Eph 6. 4)

Le rôle de la mère

L’expression  « la maison de ma mère » évoque la sécurité, l’éducation, l’affection (Cant 3. 4 ; 8. 2)

La mère apporte la nourriture, le réconfort, la douceur, le sein nourricier et affectueux (Actes 13. 18)


 

Conclusion

La différence permet de s’enrichir
La différence permet d’exister, de se situer, de se connaître
« Si je diffère de toi je t’augmente » (Saint-Exupéry)
Mais s’enrichir de la différence de l’autre passe par l’acceptation de soi. Vivre le masculin et le féminin est difficile mais d’une grande richesse. Ne pas le vivre est source de problèmes. A chacun de trouver sa place, avec l’aide de Dieu.

 

 
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