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9- Mon identité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
9- Mon identité     ...se connaître dans l’action

 

Introduction

L’occident chrétien a subi plusieurs crises
• Avec Copernic, la terre n’est plus le centre du monde, et l’individu n’a plus de lieu.
• Avec Darwin, l’individu n’est plus le centre de la création et il n’a plus d’histoire.
• Avec Freud, le psyché de l’individu lui échappe, et il n’a plus de centre...
• Avec mai 68, la civilisation passe du devoir au droit, et à l’individualisme. Pour rester lui-même, l’individu doit comprendre quelles sont ses responsabilités, et non ses devoirs. C’est difficile.
• Aujourd’hui, on entretient la confusion entre masculin et féminin.

L’identification de nos problèmes nous amène à remettre en question ce que nous sommes: notre identité. Celle-ci marque la différence et la ressemblance de l’individu. Elle est un espace évolutif et conflictuel, habité par la parole des parents. Nous devons le gérer.

Nous n’avons pas choisi de venir sur terre. Nous devons assumer un choix que d’autres ont fait pour nous : couper trois cordons ombilicaux (physique, affectif, normatif), mettre 40 ans à s’habituer à vivre dans notre corps (temple, 1Corinthiens 3. 16), et 40 ans à s’habituer à le quitter (tente, 2Corinthiens 5. 2). Le passé influe sur notre équilibre intérieur et sur nos décisions.

Quelle affaire que d’être soi-même!

 

Dans la Bible

L’identité est affirmée dans ces quelques aspects.

Origine : il nous faut comprendre en quoi nous sommes aujourd’hui le produit de ce que nous avons été.

Celui qui reçoit Jésus-Christ comme Fils de Dieu est enfant de Dieu (Jn 1. 12). Il sait d’où il vient ! Dieu est    son Père. Dieu a un plan pour lui. La mort est une étape qui marque la fin de la souffrance. Tout individu est appelé à devenir enfant de Dieu (Actes 17. 30, Jean 3. 36). Dieu aime, il prend soin, il a son plan. (Je 29.11). La timidité est la crainte de s’ouvrir à autrui. Elle montre l’estime que nous nous portons parce que nous craignons qu’autrui sache qui nous sommes. Elle manifeste le manque de connaissance de nos origines, du regard de Dieu sur nous. (Es 32.8)

Construction : ce que je suis devenu, je peux le changer !

Avenir
En tant que fils et fille de Dieu, nous sommes assu-rés de la pérennité du nom et d’un héritage glorieux !
                    (1Pierre 1. 4)

Elle se fait par l’éducation, le modèle, les choix, l’expérience (peurs, désirs) et l’apprentissage des règles sociales. Les rôles parentaux sont fondamentaux ; nous voyons particulièrement celui de la mère dans l’éducation des rois d’Israël et de Juda. Elle apporte le sein nourricier et affectueux (Actes 13. 18), le père, l’épaule solide et motrice (Eph 6. 4)  Je suis créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, mon père (Ge 1. 26). Je me construis donc dans un face à face avec lui. Sans lui, je suis perdu. Avec lui, je peux

  • Être parfait « comme mon Père céleste est parfait… » (Mt 5.48)
  • Être saint « car Dieu est saint » (1Pi 1. 16)
  • Aimer « imitateur de Dieu… comme le Christ nous a aimé et s’est livré lui-même pour nous » (Eph 5. 1)

Perspectives : si je n’en ai pas, j’ai des carences.

  • Par la connaissance de Dieu, il y a du progrès en vue (1Ti 4. 16).
  • Nous avons des capacités (2Co 3. 5) et une utilité : « Vous êtes son ouvrage, ayant été créés pour les bonnes œuvres que Dieu a préparé à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Eph 2. 10)
  • Frontières : pas d’identité sans frontières (Deut 6. 7)
  • Culture : un savoir qu’il faut assimiler (1Co 14. 26)
  • Valeurs : il faut les garder (Tite 2. 12)
  • Emotions : il faut les vivre (2Ti 1. 4)
  • Être reconnaissant pour son corps, y être à l’aise, en être maître (1Co 6. 20)

La crainte d’agir révèle que nous nous attribuons peu de capacités. Rien de ce que Dieu nous demande ne nous est impossible. S’il nous le demande, il nous en rend capable. Sommes-nous prêts à l’accepter ?

Dérives : si j’en ai, je suis blessé.

Vocabulaire biblique
Vieil homme/Nouvel homme (Ro 6. 6 ;  Eph 4. 24 ; Col 3. 10) : C’est notre identité judiciaire en Dieu.
Nature (Eph 2. 3 ; 2Pi 1. 4) Ce terme nous parle de nos capacités.
Chair /esprit (Gal 5. 16) Il s’agit là de notre comportement.

Elles peuvent provenir de traumatismes (décès d’un proche, préférences (Joseph), abus sexuel,…). Les parents y jouent aussi un rôle : mère castratrice (Rebecca), souffrante (Jahbets), le père, rival (Adam), copain (Lot), dénigré (Isaac), fouettard, violent par crainte (Caïn), poule (Eli), absent (David). Ces dérives engendrent des souffrances. Si nous en avons été victimes, nous pouvons en sortir dans un face à face avec Dieu, étant acteur de notre vie. Il n’existe pas de défauts qui proviennent du caractère, seulement de l’acquis ! Après en avoir pris conscience, j’ai  à prendre de la distance.

 

L’image de soi

C’est l’opinion que l’on a de son identité. Elle se construit dès le ventre de la mère (Jean-Baptiste, Luc 1. 44), puis tout au long du développement (Jacob a menti toute sa vie, son nom signifie « supplanteur »). Moïse en souffrait (Exode 4. 10), Josué avait appris aux pieds de Moïse, et avait un bon modèle (Exode 17. 9). Paul a du trouver comment se pardonner le meurtre d’Etienne (Actes 7. 58 ; 1Ti 1. 13). Dans l’absolu, on ne sait jamais qui on est. Mais l’important est de faire ce que Dieu nous demande.

1 .Comprendre l’essentiel

La règle des 4  « a » montre l’importance du regard parental et de son modèle. C’est ce que Dieu fait avec nous :

  • Affection : l’amour de Dieu est manifesté (Rom 5. 8)
  • Attention : Dieu nous connaît personnellement (Ac 17. 30)
  • Acceptation : Dieu nous tient dans sa main, même quand il nous discipline (Heb 12. 7)
  • Affirmation : Dieu nous appelle à la liberté (Gal 5. 1)

2. Discerner les signaux

Une mauvaise image de nous-mêmes est un handicap que nous nous infligeons. Dans l’absolu, c’est même un péché ! Elle se manifeste de différentes manières :

  • Suralimentation, dépendances
  • Timidité, stress, solitude, agressivité
  • Mauvaise image de Dieu

Dans nos pensées, elle se nourrit d’idées négatives, de souvenirs douloureux (échecs, traumatismes), de comparaison, de jugement, de critiques.

Dans notre comportement, le contrôle des autres, le geste qui attire l’attention, la critique, la fuite…

Avoir une bonne image de soi, c’est être ouvert et agir : se connaître dans une intimité sincère à Dieu, recevoir le regard de l’autre comme une indication être obéissant.

3. Dans la pratique
Reconstruction dans l’action
« Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité » (1Pi 1. 22)

  • Personnage et personne (Tournier)
  • Se connaître (Johari), qualités, défauts
  • Construction : 3x12ans; les 4 « a »
  • Manifestations de l’image : émotions, pensées, comportement, paroles, actes
  • Lecture de sa propre image en Dieu : « vous êtes… » (Eph 5. 8) « considérez-vous comme… » (2Co 3. 5)
  • Mise en œuvre de ses capacités
  • Pratique relationnelle: aimer et non être aimé, sensible à la remarque mais sans chercher l’approbation
  • Pas de regret
  • A chaque jour suffit sa peine
  • Image de soi = résultante de l’ensemble de nos actes
  • Cordon ombilical

 

Les différentes phases de la vie

Elles montrent que nous avons des besoins et des attentes différents suivant notre âge. C’est intéressant de le savoir pour se comprendre et se parler.

Qui suis-je ?

Stades

Crises psychologiques

Voisinage

Foi

Je possède

Enfance (0-12 ans)

Confiance/méfiance

Parents

Foi induite

Je parais

Adolescence (12-24 ans)

Initiative/culpabilité

Famille

Foi grégaire

Je gère

Jeune adulte (24-36 ans)

Autonomie/doute

Groupes

Recherche - Foi personnelle

Je pense

Adulte fort (36-48 ans)

Travail/infériorité

Partenaires

Foi personnelle

Je suis

Adulte expérimenté (48-60)

Identité/confusion

Travail

Foi personnelle

J’accompagne

Retraité (60-72 ans)

Générativité/stagnation

Société

Foi personnelle

Je conseille

Pilier (72-84 ans)

Intégrité/désespoir

Eglise

Foi personnelle

 

Conclusion

Nos problèmes personnels peuvent montrer des conceptions de la vie faussées, qui ne sont pas selon Dieu, et qui ont participé à la construction de notre identité.

Revenons donc à ce qui est juste, pour répondre aux questions de base : qui suis-je, où vais-je, quelle est mon utilité ? Qu’est-ce que Dieu pense de moi, que me donne-t-il, que veut-il que je fasse ?

Garder une image de soi qui ne correspond pas au regard de Dieu sur nous est dévastateur. Soyons vigilants : on peut savoir l’opinion que nous avons de nous-mêmes, par les propos que nous tenons. Sachons nous écouter.

Image

 

 
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