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8- Les pensées et la conscience Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
8- Les pensées et la conscience

 

Introduction

« Comme un homme a pensé dans son âme, tel il est » (Proverbes 23. 7) La pensée est première, chez l’humain. Elle détermine, comme nous l’avons vu précédemment, ses émotions ainsi que sa volonté (Phil 2. 13).

L’important est de savoir qui croire, que penser, et comment le mettre en œuvre, et non seulement pour agir, mais être en paix, puisque la conscience, ce témoin intérieur qui accuse ou excuse nos actions (Romains 2. 15) est, selon son sens grec ou latin, « selon ce que nous savons ». Si nous nous voyons coupable de quelque chose, ce sentiment peut très bien ne pas provenir de Dieu, mais de l’opinion que nous nous sommes faite. Si elle est fausse, nous nous faisons du mal. Examinons donc comment nous pouvons « amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2Corinthiens 10. 5).

 

EtymologieImage

Voici quelques verbes grecs qui traduisent différentes réalités de la pensée :

  • Enthumeomai, penser, ruminer, réfléchir: « La parole de Dieu est vivante et pénétrante… elle discerne les réflexions et les compréhensions du cœur » (Hébreux 4. 12)

  • Loguidzomai, raisonner: « Nous concluons que l’homme est justifié par la foi, sans œuvre de loi » (Romains 3. 28)

  • Noeo, comprendre, supposer, faire attention: « Que le renouvellement de votre compréhension vous transforme » (Romains 12. 2)

  • Phroneo, penser, établir (phren, diaphragme) : « Nous tous qui sommes parfaits, pensons ainsi… » (Philipiens 3. 15)

  • Dokeo, estimer : « Il a semblé bon au Saint esprit et à nous de ne mettre sur vous aucun autre fardeau que ces choses-ci qui sont nécessaires » (Actes 15. 28)

La pensée est le point d’ancrage de notre être, le lieu de la réflexion, de la compréhension, du raisonnement, mais aussi du doute, que nous avons à vivre par la foi.

 

Les pensées

L’homme non régénéré (Tite 3. 5), non réconcilié avec Dieu (2Corinthiens 5. 18) est ennemi de Dieu dans ses pensées (Colossiens 1. 21), aveuglé dans ses pensées par le dieu de ce siècle (2 Corinthiens 4. 4). Avant de connaître Dieu, sa grâce manifestée dans l’œuvre de Jésus-Christ et l’expiation de nos fautes, l’homme est mort, c’est-à-dire sans relation avec Dieu, sans vie intérieure, sans pensée juste, véritable.

Ayant retrouvé la relation avec Dieu, l’homme est appelé à « occuper ses pensées » (Philippiens 4. 8). Il en a donc la possibilité, la capacité, le temps, l’énergie.

 

La parabole du jardin

Voltaire disait : « Il faut cultiver notre jardin ». Cette image est intéressante. Considérons-la.

Un jardin demande :

  • Une terre remuée : « arracher, démolir, détruire, renverser » (Jérémie 1. 10), « Défrichez-vous pour vous un terrain neuf, et ne semez pas au milieu des épines. Circoncisez-vous pour l’Eternel et ôtez le prépuce de vos cœurs » (Jérémie 4. 4), « Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la parole, et les soucis de ce siècle et la tromperie des richesses étouffent la parole » (Matthieu 13. 22)
  • Une plante choisie : « Toutes les choses qui sont vraies, vénérables, justes, pures, aimables, de bonne renommée, que ces choses occupent vos pensées » (Philippiens 4 . 8-9)
  • Un arrosage régulier : « Le Christ a aimé l’assemblée, et s’est livré lui-même pour elle afin qu’il la sanctifie, en la purifiant par le lavage d’eau par la parole » (Ephésiens 5. 25)
  • Une vigilance pour désherber et semer: « Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu. Car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Celui qui sème pour sa propre chair moissonnera pour la chair la corruption. Mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas » (Galates 6. 7-9)
  • Du temps : quand on a arraché un arbre disgracieux, il faut le temps qu’un autre le remplace. « « Au temps propre, nous moissonnerons » (Gal 6. 9). Il faut peu de temps pour arracher, plus pour récolter.
  • Pas de regret : « Car la tristesse selon Dieu opère une repentance à salut sans regret » (2Co 7. 10). En confessant nos fautes, nous avons été pardonnés de ce qui a été mal fait, et purifiés. Ne nous considérons donc pas comme impurs, ne cultivons pas le regret du passé.

 

Des pensées bien construites

« Dieu a rempli Hur de l’esprit de Dieu en sagesse, en intelligence et en connaissance » (Exode 35. 31)

« Achète la vérité, ne la vends point, la sagesse, et l’instruction et l’intelligence » (Proverbes 23. 23)

  • Pour les nourrir, que lisons-nous, à quoi pensons-nous, vers quoi va notre imagination, que construit-elle en nous ? Pour en discerner la valeur, écoutons ce que nous disons, analysons nos réactions, mettons sur papier nos idéaux, nos buts, nos craintes. Ils nous seront le lieu de l’intervention de l’Esprit de Dieu, qui nous fera prendre conscience de nos lacunes (Jean 16. 9).
  • Si nous acceptons en nous-mêmes de nous sous-estimer, de mépriser notre prochain, de faire quelque chose et que notre motivation ne soit  pas l’amour (pour Dieu, pour nous, pour le prochain), nous péchons.
  • L’apôtre Paul s’exerçait à « avoir une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » (Actes 24. 16). On comprend qu’il ait pu dire, pour lui et pour ceux qui l’accompagnaient : « Nous, nous  avons la pensée de Christ » (1Corinthiens 2. 16)

 

L’accès à nos pensées

Questions
Qu’est-ce qu’une obsession ?
Le Seigneur a-t-il eu des mau-vaises pensées ? (Mat 26. 39)

Nous pouvons être troublés par ce qui occupe nos pensées. Notre imagination peut nous paraître extravagante, et même insupportable. Nous pouvons nous estimer coupables. Sachons en comprendre l’origine. Trois catégories de personnes ont accès à nos pensées.

  • Dieu : il nous parle et sait ce que nous pensons (Psaume 7. 9)
  • Les anges, les démons : ils nous parlent, mais ne savent pas ce que nous pensons (Ap 2. 23, Dieu seul sonde).
  • Nous.

Il n’est donc pas étonnant de penser à quelque chose que nous n’avions jamais envisagé. Notre pensée est le lieu du combat spirituel.

Luther disait à ce propos : « Les pensées sont comme des oiseaux ; on ne peut pas les empêcher de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut les empêcher de se poser sur nos épaules ». Penser à quelque chose d’impur n’est pas pécher, mais le cultiver, oui.

 

La conscience

ImageElle est le lien entre nos repères et nos actes, le baromètre de nos perspectives.

Elle peut être :

  • Purifiée (Hébreux 9. 14), « demandée pure » (1 Pierre 3. 21)
  • Bonne (Actes 23. 1)
  • Pure (1 Timothée 3. 9)
  • Sans reproche (Actes 24. 16)
  • Témoin par l’esprit (Romains 2. 15 ; 9. 1)
  • Non chargée (1Corinthiens 4. 4)
  • Non jugée par autrui (1Corinthiens 10. 29)
  • Faible (1Corinthiens 8. 7)
  • Cautérisée (1 Timothée 4. 2) 

 

Conclusion

Si nous savons ces choses, nous sommes bienheureux si nous les faisons. (cf Jean 13. 13). Chacun est intelligent, à sa manière, l’intelligence étant « ouverte » par le Seigneur (Luc 24. 45). La sagesse et la connaissance, par contre, sont « à notre charge ». Mais quel bonheur en perspective ! L’entretien de nos pensées, une conscience pure, c’est se rendre sensible à la voix de Dieu. Dans le cas contraire, quelle perte, quel dommage !

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