LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR 7- Être irréprochable IntroductionParmi les signaux indicateurs de mal-être, la culpabilité est l’un des plus fréquents. Elle nous indique que nous avons dérogé à des principes qui nous sont chers, qu’ils soient de Dieu ou non, ceux que nous avons intégrés dans notre système de pensée. La culpabilité nous montre les porte à faux de notre vie, d’un point de vue judiciaire et moral. Elle se manifeste en rapport à notre passé, aux choses faites ou omises, mais aussi en rapport au présent, quand nous nous attardons sur le résultat de nos actes. Dieu est parfait. Il est moralement irréprochable, et sa science, sa Loi, ses voies le sont également. Aucun homme imparfait ne peut subsister dans sa présence glorieuse (cf Romains 3. 23). Son œuvre en Jésus-Christ nous donne cette perfection, au titre de la justice (Romains 3. 26), de la sainteté, de la filiation, de la capacité. Avançons vers cet état ! (He 6. 1) Notons que nos corps portent la marque de la faiblesse (1Corinthiens 15. 43), qui ne prendra fin qu’à l’enlèvement des saints, au retour de Jésus-Christ (1Thess 4. 16-17). Deux excès nous guettent : penser que tout en nous est parfait, sans perspective de progrès, ou que tout est imparfait. Questions embarrassantesVotre journée est-elle réussie ? Pourquoi ? | Qu’est-ce que la réussite, en quelques mots ? | Peut-on être parfait ? | Comment se rend-on compte qu’on n’est pas dans le bon chemin ? | Que faire quand on ressent de la culpabilité et qu’on n’a rien à se reprocher ? | Que faire du regret ? |
La perfection, au sens moderne« Ne craignez pas d'atteindre la perfection, vous n'y arriverez jamais » Salvador Dali Personne n’est parfait… Cette expression fait partie du bagage populaire, à tel point que même certains chrétiens en sont convaincus ! Notre société met en avant - La beauté
- L’intelligence et les moyens de la constater (diplômes, efficacité…)
- La considération de la part des autres
- La puissance
- L’accomplissement des désirs, quels qu’ils soient
Ces perspectives sont écrasantes. Elles distinguent ceux qui ont réussi des autres, par les médias, la publicité, la littérature, le cinéma…), et déconsidèrent ceux qui ne sont pas « arrivés », d’où de nombreuses amertumes. Mais elles nous poussent aussi dans le bon sens, dans la mesure où elles proposent à chacun une place spécifique, de par ses qualités physiques ou morales. La perfection, au sens bibliqueElle pourrait être comparée à celle de l’enfant d’un an qui apprend à marcher. Quel parent penserait reprocher à son enfant de tomber, alors qu’il fait ses premiers pas ? De même, Dieu nous appelle à marcher sur la route de la vie, en définissant cette marche par : « Le juste tombe sept fois et se relève » (Proverbes 24. 16) Le mot grec « telos », traduit par « fait » ou « parfait », ou « accompli » ou « consommé » montre que la perfection de l’enfant de Dieu est d’être ce que Dieu l’appelle à être à un moment donné : enfant, adulte, père… - Nous sommes parfaits en Christ (Phil 3. 15).
- Nous sommes en règle avec Dieu, réconcilié avec lui par l’œuvre de Jésus-Christ (2Co 5. 18) - Nous pouvons ne pas avoir de contentieux avec Dieu (1Jean 1. 9) - Dieu nous appelle à agir avec Lui (Ephésiens 2. 8-10) - Il nous donne les capacités pour cela (2Corinthiens 3. 6) - Nous avons à vivre cette perfection (Matthieu 5. 48)
- Dans notre conscience (1Timothée 1. 5) - Dans notre capacité à discerner le bien du mal (He 5. 14) - Dans notre action de « rejeter le mal et choisir le bien » (Esaïe 7. 16, 1Pi 1. 22) - Le travail du Seigneur en nous (Ephésiens 4. 13-14) - Les Ecritures saintes (Colossiens 1. 25-28) - Notre implication (Matthieu 5. 48) - Le regard du Seigneur (1Corinthiens 4. 4) La perfection, au quotidien- Agir avec foi : « Tout ce qui n’est pas sur le principe de la foi est péché » (Ro 14. 23)
- Chercher : « Tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux sont également bons » (Ecc 11. 6)
- Connaître la volonté de Dieu : « …afin que vous discerniez la volonté de Dieu, bonne, agréable et parfaite » (Romains 12. 2)
- Une bonne conscience: « Que chacun soit persuadé dans ses pensées » (Ro 14. 5), « faisant captive toute pensée en vue de l’obéissance au Christ » (2Co 10. 5), s’ exerçant à garder « une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » (Actes 24. 16), dans le souvenir que « je n’ai rien sur ma conscience, mais par là, je ne suis pas justifié ; celui qui me juge, c’est le Seigneur » (1Co 4. 4).
- Faire ce qu’on pense devoir faire : « car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Phil 2. 13). « Le faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire » (Jac 1. 25) et « celui qui sait faire le bien, et qui ne le fait pas, pour lui, c’est péché » (Jac 4. 17)
- Être porteur d’amour : « …si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien (v2), …cela ne me profite de rien » (1Co 13. 3), « dans la vérité » (3Jean v2). La vérité est le support de l’amour. Si elle est altérée, l’amour l’est également.
- Voir aussi la réussite dans la chute : « Le juste tombe sept fois et se relève » (Prov 24. 16). La chute est un indicateur de nos lacunes. Le privilège et le devoir du juste est de se relever quand il est tombé. Le relèvement apporte l’expérience.
- Se réjouir dans l’action : « Bienheureux l’homme qui endure l’épreuve » (Ja 1. 12). Faisons ce qui relève de notre responsabilité, et n’attendons pas le résultat pour nous en réjouir.
- Être attentif aux indicateurs : paix, joie, sérénité « Faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous » (Phil 4. 8-9 ; Ro 14. 17)
L’exemple de l’arrosagePour un bon arrosage, il faut un robinet alimenté en eau, un tuyau et ouvrir le robinet, à l’endroit choisi ! La perfection de l’arrosage dépend essentiellement de la qualité du tuyau. Si le tuyau est bouché, déchiré ou trop court, l’eau n’arrive pas. L’eau est une image de l’amour, le tuyau, une image de la vérité et le robinet, une image de la foi qui alimente notre relation avec Dieu. Quand le tuyau va, le reste va. Mais, à l’inverse, si notre tuyau est adéquat, et qu’il n’apporte pas l’eau, il ne sert à rien. Notre perfection est d’aimer dans la vérité (2Jn 1) : des actes porteurs d’amour, l’eau, accomplis dans la vérité, le tuyau. Ce chemin est bordé par deux caniveaux : celui du légalisme, à droite, et celui du laxisme, à gauche. Le chemin parfait est celui de « la foi opérante par l’amour » (Ga 5. 6) Face au découragement, au regretLe découragement est en général lié à notre regard sur les résultats, ou à notre estimation de l’efficacité de nos actes ; nous n’avons pas à le faire, c’est la prérogative de Dieu. Il est lié à la conscience (éducation, habitudes…), à une démarche d’accusation faite par quelqu’un, mais aussi à des péchés non confessés, ou alors confessés, mais encore pesants. Quand cela nous arrive, c’est que notre regard est mal orienté ! Hébreux 12. 3 nous exhorte à considérer comment Jésus a fait face à la contradiction (bonne conscience, acceptation de ce que font les autres, report de la colère sur Dieu (1Pierre 2. 21-23). Le regret est un sentiment qui correspond à un jugement porté sur une faute dans le passé. Si nous avons confessé cette faute à Dieu, nous sommes pardonnés et purifiés en vertu de l’œuvre du Seigneur. Nous avons donc à nous voir purifié et à considérer que cet événement a été définitivement réglé par Dieu. C’est le sens de 2Co 7. 10. ConclusionRegardons de près dans la loi parfaite, celle de la liberté (Jacques 1. 25), et persévérons dans toutes ces actions avec le Seigneur, avec l’immense privilège de ne pas se juger (Ro 14. 22), mais de rester attentif à ce que le Seigneur a à nous dire. 
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