LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR 4- Une démarche personnelle systématique
Introduction « Quand le vin est tiré, il faut le boire… » Quand le problème est identifié, il faut le résoudre. Dans cette perspective, l’Esprit de Dieu nous vient en aide (Romains 8. 26), et cela nous encourage. A nous de recevoir son aide. Pour décrire cette démarche, comptons sur les doigts de la main. En effet, la main est peut-être un indicateur du « comment agir ». Elle est bien l’instrument par excellence ! Les noms de nos doigts sont porteurs de sens. Considérons-les… Le pouceAttitudes du « arrête-toi » • S’ouvrir (Luc 6. 12) • Prendre du recul (Luc 22. 42) • Accepter (Jean 12. 27) • Ne pas subir, fuir (2Ti 2. 20) • Prendre de la distance (1Co 6. 7) • Faire face (Jer 13. 22) • Pour se reposer (Mc 6. 31) Il est « l’arrêt de la pince », le signal de l’autostoppeur qui veut arrêter la voiture, l’indicateur de l’enfant qui veut arrêter le jeu. Il représente pour nous l’arrêt devant Dieu, le temps que nous lui consacrons pour l’écouter, pour être sondé par lui. « A ta lumière, je verrai la lumière » (Psaume 36. 9). Dans la présence lumineuse de Dieu, nous pouvons voir problèmes et solutions, recevoir motivation et consolation. Quel temps consacrons-nous à Dieu, exclusivement, chaque jour ? Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, a vécu cela. En Jean 12. 27, il dit, alors que se profile devant lui la croix et ses souffrances : « Et maintenant, que dirai-je ? » C’est à ce moment qu’il se prépare à vivre l’acceptation positive de ses souffrances, ainsi que leur réalisation. Il est un modèle pour nous. Pour résoudre mon problème, il me faut m’arrêter. Mais arrêter quoi ? Les émotions ? Impossible. Les circonstances ? Non plus, mais prendre du recul avec Dieu, notamment par l’acceptation, en reconnaissant la main souveraine de Dieu dans ce que nous vivons (Ephésiens 5. 20). L’indexAttitudes du « regarde » • Remise en question (Mat 7. 7) • Recherche (obsessions, émotions) • Ne pas être trop sûr (Eccl 11. 6) • Prêter attention aux autres, aux circonstances (Prov 20. 30)
Il désigne, il affirme, il débusque, il dénonce… De même, les émotions douloureuses nous renseignent. Elles « tendent le doigt » vers l’origine de nos problèmes : nos pensées, nos idéaux, ces buts que nous nous sommes définis tout au long de notre vie, de manière consciente ou non. A nous de faire le ménage ! Considérons par exemple les souffrances d’Antoine. Il vit dans la peur du manque, de la solitude, des conflits et il souffre de ses échecs. Dans ses idéaux, il met en avant : - Ne pas se faire de bile
- Vivre dans une ambiance plus sereine
- Rencontrer quelqu’un
- Avoir de bonnes relations avec ses parents
- Comprendre son divorce
Un de ses buts étant de ne jamais avoir peur, il a donc peur d’avoir peur, et quand il a peur, il est contrarié… Difficile de s’en sortir, dans ces conditions ! Pour ce faire, il lui faut reconsidérer ses idéaux, comme s’il cultivait un jardin : arracher, bêcher, planter, arroser, et… attendre ! (Gal 6. 7-9) Le majeurAttitudes du « fortifie-toi » • Retenir (2Ti 1. 13) • Connaître • Accepter, comprendre • Porter, soutenir • Reprendre, corriger
C’est le doigt le plus gros, le plus fort, le plus long… Son message est donc important, et à retenir. Le plus important, c’est l’amour. Y a-t-il de l’amour dans nos actes, dans nos projets, dans nos idéaux ? Notre amour est-il juste, vrai ? (1Corinthiens 13. 3 ; Romains 13. 10). Le Seigneur nous a aimés jusqu’au bout, et nous appelle à vivre dans l’amour à sa suite. Il dit que « le plus grand est celui qui sert » (Luc 22. 26). Aimer, c’est faire le projet - D’établir une relation avec quelqu’un
- De se connaître réciproquement
Et être fort, c’est être dans l’amour. Paul disait à son disciple Timothée de se fortifier dans la grâce qui est dans le Christ Jésus (2Timothée 2. 1). Dans nos idéaux, le manque d’amour est générateur de blessures. Tout acte qui ne contient pas d’amour est inutile et néfaste. De même, tout amour qui n’est pas juste l’est également (2Jean v1). N’est-ce pas au cœur de notre problème, ce qu’il nous faut retenir ? L’annulaireAttitudes du « engage-toi » • Faire confiance à Dieu pour le résultat • Agir en responsable • Se mettre en chemin
C’est le doigt de l’anneau, de l’alliance, de l’engagement. Dieu a fait une alliance avec nous dont il est le garant. En grec, faire alliance veut dire « placer par le moyen de ». Où nous plaçons-nous par rapport à Dieu ? Nous sommes responsables de mettre en œuvre. C’est Dieu qui produit. Dieu nous a donné les « très grandes et précieuses promesses » (2Pi 1. 4) Nous sommes responsables de les recevoir. Engageons-nous dans cette recherche. De même que le mouvement de l’annulaire engage toute la main, l’engagement marque tout notre être. « Soyez hommes ! » (1Corinthiens 16. 13) La volonté est la mise en œuvre de nos pensées, renouvelées par Dieu (Phil 2. 13) Être motivé est finalement question de discipline… A l’œuvre de Dieu, répondons. Dieu honore notre parole, qu’en faisons-nous ? L’auriculaireAttitudes du « écoute » • Connaître la voix de Dieu (Jean 10. 4) • Garder une bonne conscience (1Co 4. 4) • Marcher par l’esprit (Galates 5. 16) • Tirer profit des circonstances, et no-tamment de l’amitié (Prov 27. 17) • Trouver la paix, la joie dans l’attente
L’auriculaire est le plus petit des doigts, mais il a son utilité ! Dans « auriculaire », il y a « oreille », et donc « écoute ». Si nous ne sommes pas en mesure de jauger nos actes, d’estimer notre réussite, nous avons cependant à vivre à l’écoute de la voix de Dieu. Une vie sans écoute peut être réussie quand à l’action [arrêt, direction, amour, engagement], mais vaine à cause de notre manque de communion avec Dieu. Conclusion Si nous savons compter jusqu’à cinq, pensons à le faire, notamment quand ça ne va pas. Quand on compte, on commence toujours par le pouce, donc par prendre un moment avec le Seigneur.
Attention à ne pas brûler les étapes ! Nous avons tous nos préférences : certains seront contemplatifs, et en resteront au pouce et à l’index ; d’autres seront actifs et préfèreront l’annulaire. Il ne faut pas griller les étapes, ni les sous-estimer. Selon que nous apprécierons les quatre premières étapes, nous saurons être dans celle de l’auriculaire : l’attente paisible et joyeuse. Devant une difficulté, prenons un moment avec Dieu, revenons à l’origine, aux pensées qui soutendent mon action. Sont-elles justes , porteuses d’amour ? Certainement que non, puisqu’elles induisent une souffrance. Une pensée juste apporte la paix (Phil 4. 8-9). John KNOX a dit : « Un homme avec Jésus-Christ est dans la majorité » Alors engageons-nous devant Dieu, recevons sa direction, sa puissance, sa force, et vivons dans son alliance, dans sa proximité, et à son écoute.
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