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LA PROSPÉRITÉ DE L’ÊTRE INTÉRIEUR
1- PERSPECTIVES

 

Introduction

ImageQuoi de plus légitime que de vouloir se sentir bien ? Il suffit de regarder les journaux, les publicités ou les films pour se rendre compte de l’exigence de l’individu d’aujourd’hui. Il veut être bien dans son corps et bien dans sa tête. Quand on est beau, riche, en bonne santé et intelligent, on se trouve bien assez naturellement. Quand ce n’est pas le cas, cela se complique. Face aux difficultés, après les Etats-Unis, nous voyons en France se développer les cabinets de psychologie, ainsi que les méthodes. Le regard de Dieu sur son peuple, du temps du prophète Jérémie, était explicite : « Il y a devant moi continuellement souffrance et blessure (Jér 6. 7) ; Pourquoi n’a-t-on pas appliqué un appareil de pansement à la fille de mon peuple ? » (8. 22)

Voyons de plus près ce qu’il en est de cette prospérité intérieure, cet appareil de pansement, dans une perspective chrétienne. Commençons par donner un sens aux mots.

 

Définition

La prospérité, c’est l’accroissement du patrimoine, de la richesse matérielle, intellectuelle, spirituelle, du développement intérieur ; c’est être dans un état de succès, heureux et florissant, parce qu’on fait ce qui convient, ce qui est adéquat.

L’être intérieur, c’est la partie immatérielle de l’être, éternelle, dans laquelle est notre intelligence, notre sensibilité, notre aspect religieux. Elle est liée à notre histoire.

La prospérité de l’être intérieur est l’état de progrès dans lequel je me trouve. Quand il comporte paix et joie, c’est la plénitude : celle d‘être ce que je suis devant Dieu, sans contentieux, qui m’enlèverait la paix, et avec la considération de la valeur que Dieu accorde aux choses, ce qui me donne la joie. Deux autres pôles sont aussi à considérer : être aimé, et nous le sommes parfaitement, de Dieu, et être utile, et nous sommes appelés à l’être parfaitement, en Dieu.

Ces deux sentiments, la paix et la joie, sont certainement les piliers du bonheur en nous, consécutifs à la présence du Seigneur, et à ses paroles que nous avons accueillies.

Pour plusieurs, il faut faire le vide pour être bien, ou compenser par des actions, des comportements, des biens de consommation.

 

Étymologie de « prospérité »

Dans les versets de la Bible qui suivent, la prospérité est montrée par le mot « réussir ». Dans la langue de l’Ancien Testament, l’hébreu, réussir a plusieurs sens. Que nous suggèrent-ils ?

 Je me reconnais dans la description
  OuiNon Parfois 
1- Avancer   
2- Comprendre   
3- Vaincre   
4- Confirmer
   
5- Produire   
6- Être ferme   
7- Plaire   
1- Prospérer   
2- Gagner   
3- Profiter   
  1. avancer, prospérer : « Tout ce qu’il fait lui réussit » (Ps 1. 3)
  2. être prudent, perspicace, comprendre : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche et médite-le jour et nuit afin que tu prennes garde à faire selon tout ce qui est écrit, car alors, tu feras réussir tes voies » (Jos 1. 8)
  3. en venir à bout, vaincre, être capable : « Tu le persuaderas, et aussi, tu réussiras » (1Rois 22. 22)
  4. s’élever, se dresser, confirmer : « Par la multitude des conseillers, les projets réussissent » (Prov 15. 22)
  5. produire, promouvoir : « Ne fais pas réussir les desseins du méchant » (Ps 140. 8)
  6. être ferme, prêt, décidé, établi : « Remets tes affaires à l’Eternel, et tes pensées seront réussies » (Prov 16 . 3)
  7. être convenable, plaire : « Tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux sont également bons » (Ecc 11. 6)

En grec, dans le Nouveau Testament :

  1. être sur le bon chemin : « je souhaite qu’à tous égards, tu prospères » (3 Jean. 2)
  2. gagner : « pour moi, vivre c’est Christ, et mourir, un gain » (Phil 1. 21)
  3. profit : « La piété, avec le contentement est un grand profit » (1Ti 6. 6)

  

Étymologie de « être intérieur »

Cette expression évoque notre « moi » caché, invisible, et tellement présent ! Il est constitué de l’âme et de l’esprit (Hébreux 4. 12)

L’âme est le souffle intérieur, le mouvement intérieur de l’être, c’est-à-dire le lieu de nos pensées, de nos réactions, de nos émotions. Le latin (anima, souffle, animation) en montre la dynamique. Le grec  (psyché, vie) en souligne des réalités très concrètes pour nous : c’est la vie intérieure à laquelle s’intéressent les psychologues, psychothérapeutes et psychiatres, ainsi que les pasteurs. La Bible parle de la vie psychique, ou animale (1Cor 15. 44 ; Jude v19), et caractérise quelques fois par ce mot une autonomie de l’homme qui le dessert : c’est la vie charnelle (ou du seul corps).

L’esprit (hébreu : rouah, air ; grec : pneuma, air) est le siège de la relation avec Dieu. « L’esprit de l’homme est une lampe de l’Eternel. Il sonde toutes les profondeurs du cœur » (Prov 20. 27) C’est le souffle initial de Dieu dans l’homme, qui donne la vie, qui rend l’homme animé (Gen 2. 7). L’esprit de l’homme est sans relation à Dieu depuis la naissance (Eph 2. 1), depuis le premier homme, Adam, qui s’est éloigné de Dieu par la désobéissance. L’arbre est une image intéressante de la relation entre l’âme et l’esprit : l’esprit, c’est le vent, et l’âme, c’est le mouvement de l’arbre. De même, le corps montre cette différence : l’esprit, c’est la respiration, et l’âme, c’est le sang. Comme le sang est renouvelé par la respiration, l’âme est renouvelée par l’esprit.

Quelques généralités

Où en êtes-vous ?

  • Être en paix avec Dieu
  • Résister
  • Attendre
  • Construire
  • Accepter les circonstances (Insomnies, deuil, contrariétés…)
  • Être libre par rapport à soi et aux autres
  • Comprendre ses cauchemars
  • Surmonter les échecs
  • Agrandir, rayonner, partager
  • Avoir des buts, des perspectives
  • L’individu évolue dans le monde créé de Dieu, un monde double : matériel et immatériel. Dans le monde matériel, c’est notre corps qui nous représente. Marqué par la faute, il va vers son « dépérissement » (2Co 4. 16), tandis que notre être intérieur est « renouvelé de jour en jour », si nous recevons la grâce, bien sûr.

  • Nous vivons dans ces deux mondes, et le dessein de Dieu est de les intégrer (Ephésiens 1. 10), alors que la pratique de l’homme, depuis la nuit des temps est de les différencier. Pour exemple, notons le rapport moderne entre le psy et le corps dans  les maladies.

  • Le corps est certainement ce qui rend visible l’être intérieur. Dans le passé, Dieu s’est fait connaître par le tabernacle, puis par le temple, dans lequel sa présence se tient, puis par Jésus, dont le corps est Le Temple (Jean 2. 21). A nous de comprendre le langage du corps.

    Obstacles à la prospérité

    • La satisfaction de soi
    • Les soucis mal gérés
    • La fuite des responsabilités
    • L’amour du pouvoir
    • L’impureté, la cupidité
    • La conscience des pensées fausses mais sans pouvoir y mettre un nom
    • Les préjugés
    • Les dépendances

  • La prospérité de l’être intérieur découle d’une rencontre régulière avec Dieu. Elle relève de notre liberté de choix, et donc de notre responsabilité. Elle est un chemin et non un événement. L’être est en devenir, bien qu’il ait abouti dans sa rencontre avec Dieu, une réconciliation par l’œuvre de Dieu en Jésus-Christ (2Co 5. 19). La foi, l’amour, la sincérité, l’espérance en sont les moyens d’accès.

  • Considérons encore l’arbre, parabole de notre prospérité. Il grandit, en fonction de l’activité de ses racines, se nourrit de l’endroit dans lequel il est placé et produit des fleurs et des fruits. Les racines parlent de la construction de l’être intérieur, et ce qui est visible, de sa prospérité.

  • C’est dans la grâce de Dieu que nous prospérons, mais aussi dans le doute, dans la douleur, dans le manque. Toute circonstance nous sert, parce qu’elle est dans la main de Dieu.

 

Conclusion

L’être intérieur est un des baromètres de notre bien-être. Trop de mouvement nous rend fébrile. Trop peu de mouvement nous dessèche. ImageC’est l’amour qui le fait vivre, mais dans le cadre défini de Dieu, la vérité, qui seule, nous rend libre (Jean 8. 32). La perspective de prospérité que Dieu nous donne, c’est de recevoir son amour et le transmettre, dans un chemin où chaque acte a sa raison d’être et son utilité.

Par ailleurs, les obstacles à la prospérité sont :

  • Ce qui ne va pas et qui est en nous, nos erreurs, nos chutes, nos blessures.
  • Ce qui va et qui n’est pas en nous, nos carences.

A nous d’en prendre conscience.

 

 
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