J'ai toujours été attirée par les psaumes, tellement variés dans leurs motifs, leur expression. J'y entends la voix de ceux qui les ont prononcés, découvrant la grandeur de Dieu, s'affligeant des douleurs de leur cœur, criant leur joie de le connaître. Tout au long de ma vie, quelques-uns se sont imposés à moi, comme m'appartenant dans le reflet exact des remous de mon âme au cours des différentes étapes de mes jours. L'un d'eux m'a toujours apporté de la paix, dans cette affirmation de ce que Dieu était pour moi, et retrouvant dans chaque phrase un moment que j'ai vécu.
Psaume de David. Lorsqu'il était dans le désert de Juda. O Dieu! tu es mon Dieu, je te cherche; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau. Ce sont les cris que j'ai poussés vers Lui, dans les moments pénibles, douloureux, insupportables même, du moins je le croyais, où tout me paraissait tellement semblable à cette terre qui ressemblait à ma vie ! Espoir d'être entendue, recours au Seul qui pouvait me comprendre ! Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, Pour voir ta puissance et ta gloire. Je crois qu'il m'est venu assez vite la conviction que le voir, Lui, et non s'appesantir sur moi, me délivrait des fardeaux qui me clouaient sur la terre et m'empêchaient de lever les yeux vers Lui. Et j'ai redécouvert ce « fixant les yeux sur Jésus.... » comme Pierre marchant sur l'eau sans sombrer tant qu'il le faisait, puis s'enfonçant dès qu'il regardait en bas. Deux phrases de la Parole, psaume et Nouveau Testament, l'une et l'autre ayant la même source, regard vers Celui qui est Le Puissant et L'Amour.
Car ta bonté vaut mieux que la vie: Mes lèvres célèbrent tes louanges. Vie ! Quelle vie ? Vie humaine que tu m'as donnée, avec les biens affectifs, matériels dont tu m'as comblée et dont je te suis reconnaissante au milieu d'un monde qui n'en possède pas tant, ou vie de mon âme dont le bien le plus précieux est de te connaître, d'être guérie par ta bonté, portée par ta bonté, encouragée à chaque pas par ta bonté ! Oui, ton amour me portera chaque jour ! Je te bénirai donc toute ma vie, J'élèverai mes mains en ton nom. Te bénir ! Je te demande souvent de me bénir, de bénir ceux que j'aime, de bénir les tiens. Mais d'abord, Te bénir ! Ne jamais oublier tout ce que je te dois, ce que j'ai reçu, sans aucun mérite de ma part, tous les moments intenses de paix que Toi, tu mets en moi, moments que j'aurais pu recevoir plus tôt, mais que je n'arrivais pas à garder faute de cette propension qu'a l'homme de savoir que tu es là pour nous, mais de l'oublier quelquefois.
Mon âme sera rassasiée comme de mets gras et succulents, Et, avec des cris de joie sur les lèvres, ma bouche te célébrera. Gras et succulents, tels sont chaque mot de tes paroles que tu nous livres quand nous les cherchons. Et si nous sommes affamés peut-être, c'est que nous négligeons de nous nourrir alors que la nourriture de notre corps nous paraît indispensable ! Combien plus celle de notre âme est la source de notre vie, qui fait couler en nous ce qui la maintient dans la seule vie qui ait de la valeur : la vie avec Toi. Lorsque je pense à toi sur ma couche, Je médite sur toi pendant les veilles de la nuit. Veilles heureuses de la nuit pour les uns, insomnies pénibles pour d'autres, c'est bien pourtant à ces moments, que seuls avec toi, nous sommes en ta présence sans aucune distraction qui puisse nous troubler, et réfléchir, penser encore à toutes tes bontés, te louer, te remercier !
Car tu es mon secours, Et je suis dans l'allégresse à l'ombre de tes ailes. Mon âme est attachée à toi; Ta droite me soutient. Tout est là ! Attachement, soutien, allégresse, confiance, oui, Dieu, tu es Mon Dieu !
Parce qu'elle a toujours existé dans ce monde, qu'elle existe et qu'elle existera encore ! Parce qu'elle est comme un orage fondant sur nous avec ses éclairs et son bruit terrifiant ! Parce qu'elle peut rester au-dessus de nos têtes comme un ciel bas et gris plombant notre existence ! Parce que depuis que l'homme a été chassé du paradis d'Eden, et que son histoire nous est connue, nous en constatons le poids sur les vies de tous ceux qui nous ont précédés. Dieu n'a jamais dit que la souffrance disparaîtrait de la terre. La souffrance tient une place considérable dans les écritures. On en parle dans tous les livres. La souffrance touche tout le monde sans exception. Nous n'en sommes donc pas exempts. « Pourquoi Dieu permet-il ce qui m'arrive ? Pourquoi permet-il que je souffre ? Dieu est bon, oui mais... comment le croire quand je vois autour de moi tant de personnes qui souffrent ? » Voici ce que Dieu nous dit dans 1Pierre 2. 20-21 : car c'est une chose digne de louange, si quelqu'un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l'endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l'enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, »
La souffrance paraît injuste pour beaucoup. On s'attend presque à ce que Dieu « récompense » une vie que l'on estime être sans actes condamnables ! Mais ce que Dieu permet dépasse nos raisonnements humains : il sait ce qui est bon pour nous et ne nous éprouve pas injustement. Jacques 5.11 " Oui, nous disons bienheureux ceux qui ont tenu bon. Vous avez entendu comment Job a supporté la souffrance. Vous savez ce que le Seigneur a finalement fait en sa faveur, parce que le Seigneur est plein de bonté et de compassion ". Nous comprenons que Dieu a un regard sur toute notre vie ! Il nous connaissait bien avant notre conception, il connaît tout de nous, il sait ce qui nous est arrivé, il sait ce qui nous arrive et ce qui va nous arriver...
Comment pouvons-nous penser qu'il est indifférent à notre souffrance ? Dieu a promis d'être là chaque jour de notre vie. Même si tout semble s'écrouler et que nous n'en comprenions ni le sens ni le pourquoi, confions-nous à Dieu. Car lui seul peut nous donner la paix qui surpasse toute intelligence. Notre situation ne changera peut-être pas mais la manière dont nous allons la vivre fera toute la différence. Psaume 34. 18 : « L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit abattu. »A tous ceux qui ont passé ou qui passent par la souffrance, je voudrais dire combien il est réconfortant de savoir que notre Père, dont l'amour est immense, ne nous inflige pas la souffrance sans nous apporter le soutien de ses consolations, de son appui les jours où nous pensons être incapables de supporter notre fardeau, de sa compréhension et non pas de ses reproches devant ce qu'il pourrait considérer comme un manque de foi. Esaïe 40. 31 « mais ceux qui s'attendent à l'Éternel renouvelleront leur force ; ils s'élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas Reposons-nous sur notre Dieu et Père : dans toutes nos circonstances accablantes, Il est là, Il nous porte dans sa main, « le soir, les pleurs viennent loger avec nous, et le matin il y a un chant de joie. » Psaumes 30. 5
J'ai crié de tout mon coeur; réponds-moi, Éternel! j'observerai tes statuts. Des souffrances, nous en avons tous, nous en avons eu, nous en aurons peut-être un jour. N'en ayons pas honte, ne les cachons pas, mais n'oublions pas que Dieu emploie sa Parole pour donner du réconfort et de la force à ceux qui sont accablés. J'aime trouver dans les psaumes, non pas une réponse, mais un reflet de ce qui est ma préoccupation et de suite non pas la résolution de ce qui me tourmente, mais la phrase qui me conduit à la paix en Dieu et avec Dieu. Les psaumes ne sont pas des prières à apprendre par cœur, ce ne sont pas non plus des formules magiques à employer dans les moments difficiles, mais certains, tels que le 119,
contiennent ce dont chacun peut recevoir pour chercher le remède approprié. « Tes préceptes sont mes délices ; ce sont mes conseillers » (Verset 24) Où trouver un conseil dans mon désarroi ? Ma famille, mes amis ? Oui, certes, leur affection m'est acquise, mais ils n'égaleront pas celui que seul, Dieu me donnera, dans son amour pour moi et sa sagesse immense. Il sait tout, voit tout, et n'attend que mon cri vers lui pour intervenir. « Mon âme, de tristesse, se fond en larmes; affermis-moi selon ta parole » (Verset 28) Tant de raisons de tristesse ! Les miennes, je sais que tu me consoles, que tu me portes, mais celles des autres, ceux que j'aime, me déchirent autant le cœur. Mais, là aussi, Ta parole me persuade que ce que tu fais pour moi, tu le feras pour eux. « C'est ici ma consolation dans mon affliction, que ta parole m'a fait vivre » (Verset 50) Je t'ai recherché dans ta Parole, avec toute l'espérance que donne la foi et toute la confiance dans tes réponses aux épines de ma vie. Maintenant mon cœur est libéré des poids oppressants des peines, des appréhensions, de la mort des miens. « Par tes préceptes, je suis devenu intelligent; c'est pourquoi je hais toute voie de mensonge » (Verset 104) Tu m'a appris la vérité : elle n'est pas toujours facile à appliquer, elle peut apporter des souffrances, des ruptures avec ceux qui l'entendent, mais elle est indissociable de l'amour que je leur porte, et je sais que tu m'approuves. « Tu es mon asile et mon bouclier; je me suis attendu à ta parole » (Verset 114) Asile, lieu de refuge, d'accueil, de consolation : en Toi, rien qu'en Toi ! Dans ta parole, toujours, encore et encore ! « J'ai ouvert ma bouche, et j'ai soupiré; car j'ai un ardent désir de tes commandements» (Verset 131) Dans toutes mes détresses, j'ai crié vers toi, car rien ne m'était clair, aucune solution ne s'imposait à moi. Mais mes prières m'ont ramenée à ta Parole, tes commandements qui ne sont pas des ordres, mais des paroles d'amour de celui qui connaît tant son enfant. « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Verset 105) Un de mes versets préférés, que je n'ai pas toujours bien appliqué dans mon chemin, mais qui, de plus en plus, se révèle comme le phare de ma vie.
“Nous avons reçu un esprit d'adoption grâce auquel nous pouvons dire : Abba père.” Romains 8.15
Les parents adoptifs d'enfants abandonnés peuvent comprendre la profondeur de ces paroles de Paul. Ils ont éprouvé ce sentiment de vide au fond du coeur pendant des mois, des années de recherche vaine, puis le sentiment de responsabilité intense lorsqu'ils ont enfin pris en main la destinée d'un enfant au passé douloureux et à l'avenir incertain. Et c'est ce que Dieu a fait pour vous. Sachant parfaitement les ennuis que vous alliez Lui procurer et tout ce qu'il Lui en coûterait, Il est quand même parti àvotre recherche, vous a trouvé, a payé le prix de votre libération, a signé les papiers de votre adoption, vous a donné son nom, vous a emmené chez Lui, et vous a accordé le droit de l'appeler “Abba”, ce qui veut dire simplement “papa”. N'est-ce pas extraordinaire?
L'adoption n'est pas un droit, mais un cadeau qui vous a été accordé. Imagineriez-vous des parents adoptifs qui, avant de signer les papiers d'adoption, demanderaient si l'enfant abandonné possède une maison à lui, s'il a de quoi payer ses vêtements, sa nourriture et ses études futures. On leur répondrait qu'on ne vient pas adopter un enfant pour ce qu'il possède, mais pour ce dont il a besoin, c'est-à-dire une famille, une maison.
Paul n'a pas dit que nous avions acquis l'esprit d'adoption, mais que nous l'avions reçu. La différence est d'importance ! Car de même qu'il nous est impossible d'acquérir cet esprit d'adoption grâce à nos efforts personnels, de même nous ne pouvons le perdre à cause de notre piètre performance. Ne vous sentez-vous pas rassuré ? Pour quelles raisons croyez-vous que des parents souhaitent avoir un enfant ? Pour lui offrir leur amour, pour partager leur vie avec lui.
C'est ce que Dieu ressent à votre égard depuis toujours ! B.G
Je ne connais pas les pensées profondes de Gabriel Garcia Marquez.
Je sais que c'est un grand poète colombien, c'est tout.
J'aime à croire, en lisant son poème, que l'amour de Dieu lui a été révélé et qu'il a inspiré cet écrit.
"Si pour un instant Dieu m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible ...
Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais à tout ce que je dis.
Je donnerais une valeur aux choses, pour ce qu'elles signifient.
Je dormirais peu, je rêverais plus, je crois que chaque minute passée les yeux fermés représentent soixante secondes en moins de lumière.
Je marcherais quand les autres s'arrêtent, je me réveillerais quand les autres dorment.
Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul.
J'ai appris tant de choses des hommes ...
J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur c'est dans la manière de l'escalader.
J'ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours.
J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut que pour l'aider à se lever.
Dis toujours ce que tu sens, fais ce que tu penses.
Il y a toujours un lendemain, et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses : mais si jamais je n'ai plus que ce jour, j'aimerais dire à tous ceux que j'aime combien je les aime.
Le lendemain n'est garanti à personne, qu'il soit jeune ou vieux ...
Aujourd'hui peut ... être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes.
N'attends pas, fais-le aujourd'hui, car, si demain ne vient pas, tu regretteras de n'avoir pas pris le temps d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, trop occupé que tu étais.
Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à l'oreille combien tu as besoin d'eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de dire "je regrette", "pardonne-moi, s'il te plaît", "merci", et tous les mots d'amour que tu connais.
Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.
Car personne ne se souviendra de tes pensées secrètes.
Il faut qu'elles soit dites ... avant que tout soit consommé ..."
Je viens d’entendre la plainte poignante d’un homme très éprouvé dans sa santé, sa famille, son travail, et dont la phrase de la fin a été : « Dieu ne m’entend pas ! Je prie depuis huit ans et il ne me répond pas »
Que dire sans le blesser plus encore ? Lui rappeler que la Parole dit « Priez sans cesse »
Il parle de son impression d’êtredans le désert ! Rien en vue ! Personne pour l’aider !
Tous, nous pouvons éprouver ce sentiment au cours de notre vie. Devant le départ d’une personne aimée, dans un lit d’hôpital, pris dans le piège d’un mariage qui se défait, supportant la solitude d’une vie de célibat ou tant d’autres épreuves. Ce sont des heures difficiles où Dieu semble se taire.
Tester notre foi
Se croire dans le désert est un terrain dangereux où la tentation d’en sortir par n’importe quel moyen peut amener à rechercher des solutions qui ne sont pas celles de Dieu. Nous devons supporter qu’Il soit silencieux, nous demander pourquoi. Il a sans doute quelque chose à nous enseigner en nous laissant, non pas seuls, mais sans réponses. Nous apprendre peut-être à réfléchir, à chercher par nous-mêmes et à travers tout ce que nous savons de Lui la solution de nos problèmes. Il désire nous faire grandir dans la foi, nous amener à faire face à la réalité, à apprendre la patience à travers son absence d’un moment. « ….sachant que la détresse produit la patience… » Romains 5, 3. La patience nous force à nous contrôler, à nous concentrer et à approfondir notre foi.
« ….quoique maintenant….vous soyez attristés…par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi…. ait pour résultat la gloire…. » 1 Pierre 1, 7.
Satan nous guette dans ces périodes de doute, de découragement. Surtout, ne pas le laisser faire ! Il peut pousser à la colère, à une amertume telle qu’elle débouche sur un rejet de Dieu.
Nous abandonne-t-il ? Seul, le Seigneur a pu le dire pendant les trois heures, où, alors que les ténèbres recouvraient toute la terre, il s’est écrié « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27, 46. Fait péché pour nous, Dieu a détourné sa face de Lui. Nous retrouvons cette plainte dans le psaume 22.
Nous ne sommes pas abandonnés ! Dieu est constamment avec nous. Pardonnés, nous sommes sous son regard. Aimés, nous sommes l’objet de son attention de chaque instant. Jamais rejetés lorsque nous nous adressons à lui. Jamais oubliés quoi que nous pensions.
Que faire alors ?
Patienter, espérer, avoir foi. Paul dit :
« oubliant ce qui est derrière moi, et tendant vers ce qui est devant moi…. »
Se relever, continuer à marcher, suivre le chemin que nous indique le Seigneur, ne pas s’arrêter aux obstacles, la Lumière est devant nous, le désert est rempli de la présence de celui qui nous guide, son extraordinaire amour le transforme en univers de joie, Il est avec nous !
Et changeant légèrement ce qui est écrit, nous pourrons dire : « pourquoi étais-tu abattue, mon âme,et gémissais-tu au-dedans de moi ?Espère en Dieu, car je le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu »
Une amie que j’aime beaucoup m’a récemment posé cette question : Pour toi, qu’est-ce que le secret d’une vraie vie ?
Prise de court, je n’ai pu donner que des réponses vagues sur un sujet si profond et si vaste.
Est-ce un secret ou une évidence ? Secret à découvrir lorsqu’on débute une vie avec Dieu, secret connu, bienheureuxou peut-être mal vécu lorsqu’on arrive à la dernière étape de sa vie. Il devrait être une évidence à partir du moment où la maturité spirituelle est installée dans la vie. Elle repose sur cette phrase :
Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force.
De tout ton cœur
L’aimer de tout mon cœur ! C’est un immense désir, qui habite en tous ceux qui connaissent leur Seigneur, mais qui quelquefois se heurte à notre nature humaine, si portée à ne voir que son propre intérêt.
« Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur »
Ta loi ! Est-elle si difficile à suivre ? Pour ceux qui n’ont pas connu ou qui n’ont pas compris la portée du sacrifice de Jésus, oui ! Pour nous, c’est répondre à son amour par l’amour. Ce n’est plus une loi, un devoir pénible, mais un élan qui doit nous pousser à être tels qu’Il nous veut : fidèles, confiants, soucieux de lui plaire, conscients que la vérité est dans sa Parole et non pas dans celle des hommes.
De toute ton âme
L’âme ! Siège de toutes mes pensées, moteur de ma vie spirituelle, qui doit mettre toutes mes actions sous le regard de Dieu afin qu’elles soient justes et bonnes.
Tes préceptes sont admirables : Aussi mon âme les observe »
Sommes-nous toujours dans cette ligne d’admiration et d’obéissance ? C’est une question que nous devons constamment avoir à l’esprit, si nous nous souvenons que nous sommes des enfants de Dieu et qu’Il ne désire que notre bien, dans n’importe quelle circonstance de notre vie.
De toute ta force
Aimer est un acte volontaire, et pas toujours un sentiment naturel, surtout lorsqu’il concerne des personnes pour qui nous n’avons pas une attirance particulière.
Aimer Dieu demande aussi une force de volonté. Aimer, c’est prouver son amour ! Le prouver aux siens, à nos amis, c’est être à leur écoute, à leurs besoins, à leurs demandes. Montrer son amour à Dieu, c’est non seulement dans le secret de notre cœur, dans l’obéissance afin de lui plaire, mais aussi à la vue des autres, afin de témoigner à travers notre vie du bonheur d’être à Lui et de donner l’envie de le connaître.
Voici, Dieu est ma délivrance, Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien ; Car l'Éternel, l'Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; C'est lui qui m'a sauvé. »
Le secret paraît simple ! Il peut ne pas l’être ! Nous sommes si sujets à vivre selon nos émotions, nos impulsions, nos questions, nos doutes, quelquefois notre manque de foi.
« Tout ce que vous faites, faites-le de bon coeur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur »
Notre vie est à l’image du temps : printemps avec la venue de tout ce que la nature peut offrir de promesses, été de flamboyance, automne où s’amorce le déclin, hiver de nudité et de froid.
Notre vie offre tous ces paysages, et elle correspond bien, d’une façon générale, à ces états qui sont si différents chez les uns et les autres.
Je voudrais parler de l’automne, si difficile à vivre car nous avançons doucement, mais inexorablement vers ce qui sera pour les uns, la fin de tout, pour les autres, le début du meilleur.
L’inquiétude dans le cœur de l’homme l’abat. Proverbes 12, 25.
Derrière nous est le passé, où la vigueur et les forces morales permettaient de supporter les innombrables cailloux du chemin. La confiance en notre Dieu nous tenait debout, permettant de « rendre grâces» pour toutes choses.(Ephésiens 5, 20).
Puis plus vite que nous ne l’aurions cru arrive cette période où tout semble pesant, où surgissent les difficultés inhérentes à l’âge, diminution physique, si difficile à accepter pour certains, maladies, morts fréquentes autour de soi, dans sa famille même, et enfin ce qui est si mal vécu par beaucoup, pendant une vie pour certains, la solitude !Car elle est là, même si nous possédons famille, amis, voisins, nous sommes seuls, avec nos souvenirs, nos amertumes, notre peur de l’avenir !
Et notre recours existe, peut-être encore plus présent que dans les moments où notre activité masquait Sa présence, où les bons moments nous faisaient un peu oublier à qui nous les devions, où nos occupations diverses occupaient presque tout notre temps, notre Père, Dieu !
C’est alors le moment de rechercher ardemment ses promesses, de les relire, de se les redire, de le supplier de nous aider !Tant de promesses ! Impossible de toutes les inscrire !
L’éternel a entendu ton affliction. Genèse 16, 11
Dans la détresse je serai avec lui. Psaume 91, 15
Ne sois pas angoissé, car je suis ton Dieu. EsaÏe 41, 10
Jusqu’à votre vieillesse, je suis le même et jusqu’à vos cheveux blancs, je vous porterai. Esaïe 46, 4
Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Eternel. Psaume 73, 28
L’automne devient à ce moment une étape, non de morosité, mais de paix, remplie du sentiment que tout ce que nous avons accumulé d’expériences avec Dieu est un capital précieux, qui n’est pas destiné à être enfermé dans un coffre, mais répandu largement autour de nous. Nous avons le sentiment et le devoir d’être utiles à Dieu, que cette période où ceux qui nous manquent doivent non pas nous renfermer en nous-mêmes, mais nous pousser à rechercher ceux à qui tout manque, à leur apporter ce qui a été le centre de notre vie, ce Dieu d’amour, de grâce et de consolation sans qui tout n’aurait été que vie d’activités inutiles, une vie de désert spirituel.
Mon âme, bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. Psaume 103, 2
Regardons en arrière car tout notre passé est une richesse, avec ses joies et ses peines, ne nous attardons pas sur ce qui nous a manqué, sur ce que nous avons gâché, mais réjouissons-nous de ce que Dieu nous a donné, car il bénit abondamment ceux qui l’aiment, même si nous n’en avons pas l’impression, il nous a suivi tout au long de notre vie, il le fera jusqu’à notre dernier jour !
Occupons donc ce temps, non pas frileusement, effrayés de l’hiver qui s’annonce, mais avec les forces qu’il donne, « fixant les yeux sur Jésus » prêts à répondre au moindre appel de sa part.
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