
Le sujet du dernier week end à La Chaud était
« Comprendre nos états d’âme »Nous avons vu que cela ne sert à rien de combattre, de gérer nos émotions, de ne pas les suivre...
nous n'avons aucun levier d'action sur nos émotionsce n'est pas une bonne nouvelle :-(
mais la bonne nouvelle, c'est que
nous avons le choix de nos pensées ! :-)
OUI,
reconnaissons nos émotions négatives car elles
sont utiles: elles nous révèlent des pensées fausses à ne pas mettre en œuvre.
OUI, sans nier que nous nous sentons dépités, frustrés, blessés, irrités, amers, indifférents, ou …,
refusons de laisser les pensées qui inspirent ces états d'âme inspirer nos actions.
Préférons une voie plus noble en nous posant des questions comme :
"qu'est-ce qui est le mieux ? Qu'est-ce qui est juste ? Qu'est-ce qui est bon ? Qu'est-ce qui est porteur d'amour ?"- le droit et le devoir d'aimer n'est-il pas le seul commandement que le Seigneur nous ait laissé? -
Voilà les
pensées qui vont déterminer nos
émotions et nos
actions qui, à leur tour, favoriseront le rétablissement de notre relation avec Dieu, avec nos prochains et le développement de sentiments bienveillants pour nous-mêmes et pour les autres.
Rien ne nous oblige à nous laisser dominer par nos pensées négatives.
Penons l'image d'un semi remorque, pour expliquer la corrélation de nos pensées et de nos sentiments.
Dans le tracteur sont le moteur (mes pensées) et le volant (ma possibilité de choisir des pensées justes pour que le camion tire droit), dans la remorque nos émotions, elles suivent nos pensées, comme la remorque suit le tracteur.
Si nous pensons que nos émotions nous gouvernent, c’est le tête-à-queue : la semi passe devant le tracteur, le dévie de sa trajectoire, le camion se met en portefeuille, mais la remorque n'a pas de moteur, elle suit, c'est tout.
Ainsi, nous nous trompons si nous disons "
je n'y peux rien, je suis colérique, jaloux, timide..." NON, ce sont nos pensées qui provoquent les émotions et qui nous pousseront à faire nos choix.
Les émotions douloureuses servent donc à nous faire prendre conscience de nos pensées fausses.
Un paradoxe peut toutefois nous troubler: comment est-ce possible d'éprouver encore des émotions douloureuses alors que nous avons décidé quelque chose de juste?
Comme il y a besoin de temps entre le moment où nous avons décidé de notre itinéraire et celui où nous arrivons à destination, cela ne veut pas dire que nous pensons encore faux, mais que nous devons accepter ce temps de trajet où nous ne voyons peut-être pas le paysage changer et nous attacher à persévérer dans la bonne direction pour arriver là où nous voulions aller.
Vous avez en effet besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Héb 10. 36
Accomplir des actions positives quand les émotions sont négatives n'est pas de l'hypocrisie : notre vraie personnalité n'est pas celle des émotions, même si c'est l'hypothèse inverse qui a imprégné notre culture et considérablement nui aux relations diverses (conjugales, familiales, …).
NON au chemin du déni, du repli émotionnel, de l'obsession, de la vengeance, de l'éloignement, de l'amertume, de l'indifférence, …
OUI au chemin du pardon, de la réconciliation et de la confiance.
Des sentiments qui sentent bon la bonté, la fidélité, la fraicheur du ciel et qui font envie aux autres.
C'est un choix à faire pour chacun dans notre être intérieur, dans nos pensées.
- Agir et non réagir -
Dans la multitude des pensées qui étaient au-dedans de moi,
tes consolations ont fait les délices de mon âme. Psaume 94, 19.
Je louerai l'Eternel car sa bonté demeure à toujours.